Anciens ministres, hommes politiques et patrons à la barre: La justice renoue avec les grands dossiers de la corruption

La justice algérienne va renouer avec les grandes affaires de corruption impliquant des hommes d’affaires et d’anciens ministres à partir de demain. Au menu, les procès de l’ancien ministre de la jeunesse et du sport, Abdelkader Khomri, de l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, de l’homme politique Belkacem Sahli et de l’ancienne présidente d’une organisation patronale, Saida Neghza.
En effet, au pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, doit s’ouvrir demain le
procès de l’ancien ministre de la Jeunesse, Abdelkader Khomri, placé sous contrôle judiciaire et poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation liés à la corruption dont mauvaise utilisation de la fonction, dilapidation de deniers publics et octroi d’indus privilèges. L’affaire concerne près de 60 prévenus et une dizaine de sociétés ayant bénéficié de contrats commerciaux dans des conditions jugées suspectes. La justice a convoqué, en outre, 17 témoins en lien avec le dossier. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Trésor public, l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) en plus de l’Agence nationale des loisirs de la jeunesse (ANALJ) se sont constitués parties civiles.
Le 5 mai, devant la même juridiction, est prévu le procès du président de l’alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli et de Saida Neghza, ancienne présidente d’une organisation patronale, tous deux candidats à l’élection présidentielle de septembre 2024. Placé sous contrôle judiciaire avec de nombreux autres accusés, ces candidats sont poursuivis pour octroi d’un indu privilège, trafic d’influence, offre ou promesse de dons en numéraire en vue d’obtenir ou de tenter d’obtenir des voix d’électeurs, abus de fonction, obtention de dons en numéraire ou de promesses de voix électorales et escroquerie. Une semaine plus tard, soit le 12 mai, c’est l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, déjà condamné dans deux affaires, qui doit comparaître devant la justice. Il est soupçonné d’enrichissement illicite et de dissimulation de revenus d’origine criminelle. Tayeb Louh doit s’expliquer sur l’acquisition d’un bien immobilier d’une valeur de 12 milliards de centimes Dely Brahim, sur les hauteurs d’Alger .

Fateh H.

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