Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu lundi une réunion à huis clos consacrée à la non-prolifération nucléaire, en présence du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, qui a présenté un exposé détaillé sur l’état actuel du régime de non-prolifération. Au cours de cette session, les membres du Conseil ont examiné les menaces croissantes pesant sur l’architecture mondiale de non-prolifération, soulignant les défis liés aux nouvelles technologies et aux tensions internationales persistantes.
Dans son intervention, Rafael Grossi a rappelé que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), pierre angulaire de la sécurité mondiale depuis 1970, fait aujourd’hui face à des risques inédits nécessitant une réponse collective renforcée.La réunion s’inscrivait dans la perspective de la prochaine Conférence d’examen des Parties au TNP, prévue pour l’été 2026. Les discussions ont également fait écho aux travaux en cours du Comité préparatoire, dont la troisième et dernière session se déroule du 28 avril au 9 mai au siège des Nations Unies. Cette session vise à évaluer les progrès réalisés, à identifier les défis persistants et à formuler des recommandations pour guider les négociations à venir.Les membres du Conseil ont unanimement insisté sur l’importance de préserver et de renforcer le régime de non-prolifération nucléaire, en particulier face aux risques liés aux avancées technologiques et à la multiplication des crises géopolitiques. Plusieurs intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de revitaliser les engagements en faveur du désarmement général et de promouvoir la coopération internationale pour l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire .
M.M.

