Soutien réaffirmé du département d’Etat américain au prétendu plan d’autonomie pour le Sahara occidental: Les regrets d’Alger

L’Algérie a regretté la position réaffirmée des Etats-Unis d’Amérique à soutenir le prétendu plan d’autonomie marocaine pour le Sahara occidental, estimant que Washington de par sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, se devait de respecter la légalité internationale. Par la voix du ministère des Affaires étrangères, Alger n’a pas tardé à réagir à la rencontre entre le secrétaire d’État Marco Rubio et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors de laquelle le premier a «réaffirmé que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et soutiennent la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc, seule base pour une solution juste et durable au différend». « L’Algérie regrette la confirmation de cette position de la part d’un membre permanent du Conseil de sécurité dont il est normalement attendu qu’il témoigne d’un respect de la légalité internationale de manière générale et des résolutions du Conseil de sécurité de manière particulière », a indiqué, hier, le ministère des AE dans un communiqué, non sans rappeler le statut de ce territoire vis-à-vis de la légalité internationale. En effet, la question du Sahara occidental «relève fondamentalement d’un processus de décolonisation inachevé et d’un droit à l’autodétermination inaccompli», précise Alger qui explique par ailleurs que le Sahara occidental «demeure un territoire non-autonome au sens de la Charte des Nations unies et le peuple de ce territoire demeure titulaire du droit de disposer de lui-même tel que consacré par la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux». Rappelons que sous le mandat du démocrate Joe Biden, les Etats Unis n’ont ni accordé un chèque à blanc ni soutenu ouvertement le plan marocain qui colonise le Sahara Occidental. C’est sous le premier mandat du président Trump que ce dernier a reconnu, le 20 décembre 2020 dans un tweet, la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, annonçant en même temps «la normalisation des relations» entre le Maroc et Israël. Une sorte de troc que le peuple marocain continue de dénoncer des années après par un front anti-normalisation qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Quoi qu’il en soit, fidèle à sa doctrine diplomatique de défense des causes justes, l’Algérie n’est pas restée spectatrice face à cette sortie du département d’Etat américain, et envoie un message clair à l’administration Trump qui, seule, ne peut pas changer la donne dans le monde. «S’inscrire en dehors de ce cadre ne sert pas la cause du règlement de ce conflit, tout comme il n’altère en rien ses données fondamentales telles que reconnues par l’Organisation des Nations unies et ses principaux organes, dont l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité et la Cour internationale de justice », conclut le ministère des Affaires étrangères
Farid B.

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