Affaire Boualem Sansal : Un procès en cours et un appel en attente

L’écrivain algéro-français Boualem Sansal a fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme, selon son avocat français François Zimeray. Ce dernier a précisé que cet appel ne constitue pas un obstacle à une éventuelle grâce, tout en appelant à une « initiative humanitaire » pour sa libération.
Toutefois, la législation algérienne impose que toutes les voies de recours soient épuisées avant qu’une grâce présidentielle puisse être envisagée.
Le 27 mars dernier, le tribunal de Dar El Beïda a condamné l’écrivain à cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars. Le parquet avait initialement requis dix ans de prison et une amende d’un million de dinars. Sansal a été reconnu coupable d’« atteinte à l’unité nationale », de « possession de contenus portant atteinte à la stabilité nationale » et d’« actes nuisibles à l’économie du pays ». Lors de son procès, Boualem Sansal a choisi de se défendre seul, refusant de faire appel à un avocat, une position qu’il avait déjà adoptée pendant l’instruction, depuis son arrestation le 16 novembre dernier et son placement en détention provisoire. L’appel interjeté par Sansal intervient peu après un échange téléphonique entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. Ce dernier a exprimé le souhait d’un « geste de clémence » à l’égard de l’écrivain, invoquant son âge avancé et son état de santé. Cependant, l’Algérie, souveraine dans ses décisions judiciaires, veille à respecter ses procédures internes et ses institutions avant toute décision éventuelle.

F.B.

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