Le gouvernement français a décidé d’exclure les migrants algériens en situation irrégulière du dispositif de régularisation par « métiers en tension », destiné à pallier la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, a rapporté hier Paris Match, citant Patrick Stefanini, représentant spécial du ministre de l’Intérieur français sur les questions migratoires.Cette décision,
qui s’inscrit dans la politique menée par Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à l’égard de l’Algérie, signifie que les ressortissants algériens ne pourront plus bénéficier de la mise à jour prochaine de la liste des professions éligibles à la régularisation, établie par les ministères de l’Intérieur et du Travail. Dans un entretien accordé à Paris Match, Patrick Stefanini a indiqué que la révision ou la suppression de l’accord franco-algérien de 1968 pourrait ouvrir la voie à des négociations entre Alger et Paris en vue d’adopter des mesures alternatives, à l’image des accords conclus avec d’autres pays.Bien que cette convention ait été progressivement vidée de sa substance par des réformes antérieures, elle demeure un levier de pression sur l’Algérie. Emmanuel Macron s’est opposé à son abrogation, tout en se déclarant favorable à une application plus stricte de son avenant de 1994, qui encadre les procédures d’expulsion des Algériens visés par une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) .
F H.
La France durcit ses mesures contre les Algériens en situation irrégulière

