Le Koweït retire la nationalité à près de9 500 personnes

Les autorités koweïtiennes ont annoncé, samedi, la déchéance de nationalité pour 9 464 personnes, principalement des femmes et leurs ayants droit, ainsi que des individus ayant acquis la nationalité par filiation. Cette décision a été officialisée par une série de décrets publiés dans le journal officiel du pays. Le premier décret concerne le retrait de la nationalité koweïtienne pour 5 694 femmes et les personnes ayant obtenu la nationalité par filiation avec elles. Un second décret vise 38 individus, suivi d’un troisième touchant 3 personnes et leurs ayants droit. Enfin, un quatrième décret a retiré la nationalité à 3 724 femmes et à ceux qui l’avaient acquise par filiation. Par ailleurs, le Conseil des ministres a également décidé de révoquer le certificat de nationalité de 4 hommes, une femme et leurs ayants droit. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité d’une campagne lancée en septembre dernier visant à régulariser les cas de nationalité falsifiée ou de double nationalité, y compris pour des personnes détenant la citoyenneté koweïtienne depuis plusieurs décennies. Cette annonce fait suite à une décision similaire prise le 9 février dernier, lorsque la nationalité avait été retirée à 4 135 femmes après l’approbation du Conseil des ministres. Parmi les personnalités touchées par ces mesures figure le général Khaled Mudhi Al-Shammari, ancien adjoint au chef d’état-major pour l’administration et les ressources humaines au ministère de la Défense. Malgré ces décisions, les autorités koweïtiennes ont tenu à rassurer les personnes concernées en affirmant qu’elles continueront de bénéficier des mêmes avantages qu’auparavant, y compris la conservation de leur passeport koweïtien. Cette précision vise à atténuer les craintes liées à la perte de droits et de privilèges associés à la nationalité. Cette campagne de grande ampleur, qui cible les cas de nationalité jugés irréguliers, soulève des questions sur les critères utilisés et les conséquences pour les individus concernés. Si les autorités justifient ces mesures par la nécessité de lutter contre les fraudes et de préserver l’intégrité du système de citoyenneté, elles suscitent également des débats sur les droits fondamentaux et l’impact social de telles décisions .
N.C.

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