La Cour des comptes a révélé, dans son rapport annuel, avoir transmis 15 rapports détaillés contenant des faits susceptibles de qualification pénale aux procureurs généraux territorialement compétents, dans le cadre de ses opérations de contrôle.
Selon son rapport d’évaluation pour l’année 2022, la Cour a réalisé 718 opérations de contrôle sur les 742 enregistrées, lesquelles ont abouti à l’élaboration de 613 rapports, dont 109 portant sur la qualité de la gestion et 504 sur la révision des comptes de gestion des comptables publics. De plus, la Cour a signalé 1089 travaux résultant de l’exercice de ses compétences administratives et juridictionnelles.Le rapport annuel comprend une évaluation du secteur de l’éducation, en plus des dossiers traditionnels liés au tourisme, aux collectivités locales et à l’agriculture. Il souligne qu’en dépit des efforts déployés pour assurer l’accès gratuit à l’éducation pour tous les enfants de moins de 16 ans, notamment en termes d’infrastructures, d’équipements pédagogiques techniques, de formation des enseignants et de services sociaux scolaires (cantines, transport et santé scolaires, gratuité des manuels scolaires, aide aux élèves défavorisés, etc.), des progrès restent à accomplir concernant le pilotage pour une meilleure cohésion et intégration des actions et efforts des différents acteurs, ainsi que pour un suivi et un contrôle renforcés de la mise en œuvre de cet objectif.
Par ailleurs, l’amélioration des programmes, des méthodes, des curricula, notamment en ce qui concerne le temps scolaire, l’enseignement des langues, des mathématiques et de l’éducation scientifique, ainsi que l’harmonisation du système national d’évaluation avec les normes internationales, aurait un impact positif sur la qualité de l’enseignement et les résultats scolaires obtenus.
Le rapport note, dans ce contexte, l’absence d’un mécanisme national indépendant dédié à la mise en œuvre du quatrième objectif de développement durable lié à l’éducation, ainsi que l’inexistence d’un groupe chargé de superviser la réalisation des activités liées à ce même objectif.
Parmi les observations formulées dans le rapport, figure la faiblesse des élèves en mathématiques, les processus d’identification, de mobilisation et d’intégration des ressources nécessaires à la résolution de problèmes n’étant pas acquis. Ces difficultés sont liées à la faiblesse des outils pédagogiques utilisés dans le processus d’apprentissage, qui ne permettent ni aux enseignants ni aux élèves de s’écarter des pratiques traditionnelles basées sur la mémorisation et la restitution des connaissances .
Fateh.H.

