Malgré les efforts déployés par les autorités et les acteurs concernés, les accidents de la route continuent de constituer un défi majeur en Algérie. La gendarmerie nationale a révélé que plus de 200 accidents sont enregistrés chaque semaine, entraînant des pertes humaines considérables. Dans une intervention télévisée, le lieutenant-colonel Djaffar Boulahya, du département de la sécurité routière à la gendarmerie nationale, a précisé que ces accidents causent en moyenne 28 à 30 décès et plus de 250 blessés chaque
semaine. Malgré les campagnes de sensibilisation et les mesures de contrôle, ces chiffres restent alarmants. Lhassen Boubeka, responsable de la gestion de la délégation nationale de la sécurité routière, a dévoilé un bilan encore plus inquiétant pour les huit premiers mois de 2024.
Au total, 18 230 accidents ont été recensés, causant la mort de 2 605 personnes et en blessant 24 900 autres. Selon les analyses, 96 % des accidents sont dus à des erreurs humaines, telles que les dépassements illégaux, les manœuvres dangereuses et la vitesse excessive. Ces comportements imprudents restent au cœur des problématiques de sécurité routière en Algérie. La délégation nationale a recensé 409 zones noires en 2023, des zones où les accidents sont particulièrement fréquents.
Parmi elles, 215 ont été traitées, représentant un taux de 52,57 %, tandis que d’autres nécessitent des travaux importants et un financement supplémentaire. En parallèle, 343 points dépourvus de signalisation ont été identifiés, dont une partie est en cours de traitement .
N.C.

