Le Parlement algérien a régi de manière forte au Parlement européen qui vient d’organiser des débats sur la situation en Algérie, dans le sillage de l’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal. Les deux chambres du Parlement (APN et Sénat) ont dénoncé l’ingérence flagrante de l’institution parlementaire européenne, exprimant leur rejet total de cette immixtion dans les affaires internes du pays. Bien plus, le Parlement algérien a invité son homologue européen d’exiger de leurs capitales de se conformer aux décisions de la Cour pénale internationale (CPI) et d’arrêter les criminels de guerre sionistes. « Le Bureau du Conseil de la nation, sous la présidence du Moudjahid Salah Goudjil, président du Conseil de la nation, exprime sa ferme condamnation, son indignation et son rejet total de toute ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Algérie », a indiqué le Conseil de la nation dans un communiqué, joignant ainsi sa voix à celle de l’APN qui a condamné vigoureusement l’ingérence. Le Conseil de la nation a exhorté « les membres du Parlement européen, qui ont désavoué leurs positions, soutenus en cela par des lobbies néocoloniaux français réminiscents de leur passé abject, et qui se permettent – encore une fois – avec une arrogance, une bassesse et une légèreté inouïes, de se prononcer et de débattre sur les libertés et la liberté d’expression en Algérie, ainsi que sur une affaire intérieure d’un Etat souverain, à exiger de leurs capitales et autorités officielles l’application stricte de la loi, sans retour en arrière, et de se conformer inconditionnellement aux décisions de la Cour pénale internationale en poursuivant et en arrêtant les criminels de guerre sionistes, responsables d’une guerre d’extermination et d’une épuration ethnique imposées à Ghaza depuis quatorze mois, sous le regard d’un monde majoritairement spectateur, sauf quelques-uns qui ont fait prévaloir la vérité et les voix de leurs consciences ». Et d’ajouter que l’Algérie, en tant qu’Etat souverain, défend son honneur religieux et civilisationnel et agit, conformément à des cadres juridiques, contre tout imposteur – et ses soutiens – qui porte atteinte, se moque ou remet en question son identité, son unité territoriale ou son histoire. La justice algérienne « est une épée clairvoyante et impartialement brandie contre quiconque outrepasse ses limites ou menace l’unité de son pays », a indiqué la deuxième chambre du Parlement. Elle a affirmé que l »Algérie dispose aujourd’hui de tous les atouts pour garantir l’indépendance de ses décisions politiques et économiques, lui permettant ainsi de contrer toute tentative désespérée de provocation ou d’influence extérieure. Auparavant, les présidents des groupes parlementaires de l’APN ont exprimé « leur rejet catégorique de toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures de l’Algérie » et réaffirmé « leur rejet des récentes déclarations émanant du Parlement européen », les qualifiant d' »atteinte à la souveraineté nationale » et de « tentative d’influer sur l’indépendance de la décision nationale » .
Fateh.H.

