Projet de loi de finances 2025:Les retraités algériens en France dans le viseur

La nouvelle loi de finances 2025 en France pourrait bien chambouler la vie des retraités algériens résidant en Algérie et bénéficiant d’une pension française. En effet, le texte adopté par l’Assemblée nationale prévoit un renforcement des contrôles et des obligations administratives et fiscales à leur encontre, suscitant l’inquiétude au sein de cette communauté estimée à 400 000 personnes.Parmi les mesures phares, l’instauration d’un certificat de vie consulaire annuel s’annonce comme une contrainte supplémentaire pour ces retraités.
Désormais, ils devront se rendre chaque année au consulat français dans leur pays de résidence pour obtenir ce précieux sésame, condition sine qua non pour continuer à percevoir leurs pensions. Une démarche centralisée visant, selon le gouvernement français, à « instaurer une plus grande uniformité et fiabilité dans les contrôles ».Mais ce n’est pas tout. L’Assemblée nationale a également adopté un amendement supprimant l’exonération de certaines contributions sociales dont bénéficiaient jusqu’alors ces retraités domiciliés fiscalement hors de l’Hexagone. Fini, donc, le privilège de ne pas s’acquitter de la contribution sociale généralisée (CSG), de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et de la contribution de solidarité pour l’autonomie (Casa). Une décision justifiée par la volonté de les faire « participer à l’effort de redressement des finances publiques ».
Pour les dizaines de milliers de retraités algériens concernés, c’est un véritable coup de massue qui se profile. Outre les démarches administratives supplémentaires, c’est leur pouvoir d’achat qui risque d’être impacté par cette nouvelle donne fiscale.
Une situation d’autant plus préoccupante que nombre d’entre eux dépendent entièrement de ces pensions pour subvenir à leurs besoins. Si ces mesures visent à lutter contre la fraude, elles soulèvent également des interrogations quant à leur application pratique et aux moyens déployés par les consulats français pour absorber cette nouvelle charge de travail. Un défi de taille qui pourrait bien compliquer davantage la vie de ces retraités, pris entre deux rives et deux systèmes administratifs complexes.

Farid B.

Laisser un commentaire