L’épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, a été convoquée ce mardi 9 juillet devant un juge pour une éventuelle mise en examen dans le cadre de l’affaire Takieddine, portant sur les fausses rétractations de l’homme d’affaires franco-libanais concernant le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007. Carla Bruni est soupçonnée de « recel de subornation de témoin » et « d’association de malfaiteurs en vue de préparer les délits d’escroquerie au jugement et de corruption d’agents publics étrangers ». Elle pourrait également être placée sous le statut de « témoin assisté », bien que cela semble peu probable. Cette convocation fait suite à son audition libre du 2 mai dernier. En 2020, une douzaine de protagonistes avaient lancé une opération de communication baptisée « Sauver Sarko » dans le but de dédouaner Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen. L’objectif était d’obtenir que Ziad Takieddine revienne sur ses accusations contre l’ancien président français, d’abord dans les médias, puis auprès d’un notaire. Takieddine devait être payé environ 600 000 euros en échange de sa rétractation. L’attention de la justice s’est portée sur Carla Bruni après l’audition de Michèle Marchand, surnommée « Mimi », la reine de la presse people impliquée dans cette affaire. Marchand avait justifié ses déplacements au domicile des Sarkozy en évoquant son amitié avec Carla Bruni-Sarkozy. Le juge a découvert que Carla Bruni avait supprimé tous ses messages échangés avec Michèle Marchand en juin 2021, lorsque cette dernière a été mise en examen. Carla Bruni est suspectée d’avoir joué un rôle de liaison entre les différents protagonistes de cette affaire. Selon l’AFP, le juge pense avoir trouvé des preuves de l’utilisation par Carla Bruni d’une ligne téléphonique occulte, qui aurait permis à l’ex-couple présidentiel de recevoir des messages de Michèle Marchand sur le déroulement de l’opération médiatique .
N.C.
Carla Bruni convoquée par la justice dans l’affaire Takieddine

