Dans une déclaration poignante rendue publique ce dimanche, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a qualifié la situation humanitaire dans la bande de Ghaza de «choquante», soulignant que près d’un million d’enfants y subissent quotidiennement des horreurs inimaginables dans ce qui est désormais considéré comme «l’endroit le plus dangereux du monde».
Depuis le déclenchement des agressions de l’entité sioniste le 7 octobre 2023, plus de 64 000 enfants ont été tués ou blessés, et plus de 58 000 ont perdu au moins un parent. Ces chiffres, d’une gravité extrême, traduisent l’ampleur du drame vécu par une génération entière, privée de sécurité, de soins, et d’avenir.
Face à l’insuffisance criante de l’aide humanitaire acheminée depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre, le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Edouard Beigbeder, a lancé un appel urgent à l’ouverture immédiate de tous les points de passage vers Ghaza.
«Il ne s’agit pas seulement de nourriture ou de soins médicaux, mais de sauver l’avenir éducatif de ces enfants», a-t-il déclaré.
L’UNICEF a indiqué avoir réussi à ramener plus de 100 000 enfants à l’école malgré les bombardements, et ambitionne de réintégrer 650 000 autres dans le cadre d’un plan de redressement à long terme. Cette initiative, vitale pour la reconstruction psychologique et sociale des enfants, reste entravée par le blocus et les restrictions imposées à l’aide internationale.
L’organisation appelle la communauté internationale à intensifier ses efforts pour garantir la libre circulation de l’aide vitale, protéger les enfants et restaurer leur droit fondamental à l’éducation, à la sécurité et à la dignité. À Ghaza, chaque minute compte, chaque passage ouvert peut sauver une vie, chaque livre retrouvé peut redonner espoir .
Sabrina G.
UNICEF: Un million d’enfants ont subi des horreurs quotidiennes à Ghaza
