L’Algérie veut changer l’échelle de la Conférence africaine des start-up. Invité hier dimanche de l’émission «L’invité du jour» sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne, le directeur de la communication et de la coopération au ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des micro-entreprises, Salah Eddine Bouzerd, a exposé l’ambition de son département, à savoir faire de l’ASC une sorte de Foire commerciale intra-africaine pour les jeunes pousses, un lieu où elles peuvent décrocher le financement nécessaire à leur développement.
Le principe repose sur le matchmaking. Il s’agit de réunir au même endroit des start-up en quête de capitaux et des investisseurs, puis de les mettre en relation pour que les premières obtiennent les fonds dont elles ont besoin et proposent en retour des solutions innovantes à l’Afrique.
«L’un des objectifs de notre département ministériel est que cet événement devienne une IATF pour les startups», a résumé M. Bouzerd. Prévue du 5 au 7 décembre au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, la cinquième édition aura pour slogan «Deeptech, le véritable défi».
Les organisateurs tablent sur une participation record, avec 25 000 visiteurs, plus de 400 exposants, une centaine d’experts internationaux et près de 150 investisseurs. Pour l’Algérie, l’objectif est de confirmer Alger comme plateforme continentale de l’innovation, d’ouvrir les marchés africains aux start-up algériennes grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine et d’attirer financements et partenariats.
À l’échelle du continent, l’édition 2026 ambitionne de faire naître des start-up de deeptech souveraines, adossées à des partenariats publics, et de bâtir des chaînes de valeur locales autour des ressources critiques, au service de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire. Les débats s’organiseront autour de quatre piliers censés fonder une indépendance technologique durable, à savoir la souveraineté numérique et l’intelligence artificielle, les minerais critiques et l’énergie, la santé et le capital humain, et la place des femmes africaines dans la deeptech.
Bouzerd a enfin rappelé que les conclusions de la dernière édition avaient été approuvées au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, notamment celles relatives aux meilleures politiques publiques pour développer l’écosystème des start-up et de l’innovation en Afrique.
L. L.-E.
Une IATF pour les startups : l’ambition nationale pour l’ASC
