L’Algérie occupe cette semaine une place de premier plan à Oslo, où s’ouvre, aujourd’hui jeudi, la 15e édition du Sommet économique Pays nordiques-Afrique. Invitée d’honneur spéciale de cette rencontre, elle y est représentée par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, qui conduit la délégation sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Le choix de l’Algérie comme invitée d’honneur en dit long sur le poids qu’elle a acquis auprès des économies d’Europe du Nord.
Organisé chaque année depuis 2011 par l’Association Norvège-Afrique des entreprises, en collaboration avec le ministère norvégien des Affaires étrangères, ce sommet compte parmi les principales plateformes économiques consacrées au continent africain dans la région. Il rassemble des officiels, des décideurs, une centaine de chefs d’entreprise, quelque 200 sociétés et porteurs de projets, une cinquantaine d’intervenants et plus de 15 ambassadeurs, autour de l’investissement, de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture.
À la veille de l’ouverture, Sid Ali Khaldi a présidé, aux côtés de la ministre norvégienne de la Pêche et de la Politique océanique, Marianne Sivertsen Naess, le lancement officiel de l’«Algeria Day», une journée entièrement dédiée aux atouts économiques et culturels du pays. Elle s’inscrit dans la volonté de l’État de diversifier l’économie nationale et d’attirer davantage d’investissements dans de nombreux secteurs productifs. Au programme figurent des séminaires d’affaires de haut niveau, une exposition sur le commerce et l’investissement entre la Norvège et l’Algérie, ainsi que des rencontres B2B entre entreprises des deux pays.
Les organisateurs eux-mêmes reconnaissent à l’Algérie une «place de choix», la présentant comme l’une des plus grandes économies d’Afrique, d’une importance stratégique croissante pour les entreprises nordiques. Ils y voient des opportunités exceptionnelles dans la transition énergétique, les infrastructures, l’agriculture et les technologies, sans oublier les mines et l’industrie.
Ce regain d’intérêt s’appuie sur des réalisations concrètes avec les cinq pays nordiques.
Le groupe danois Novo Nordisk produit de l’insuline humaine à Tizi-Ouzou et à Boufarik, en partenariat avec le groupe public Saidal, et les deux partenaires viennent de signer un nouvel accord pour produire et distribuer des molécules innovantes contre le diabète et l’obésité. La Suède est présente dans les télécommunications, les équipements industriels, l’automobile, les technologies et la santé.
La Norvège, elle, est liée à l’Algérie par les hydrocarbures, à travers la relation de longue date entre Equinor et Sonatrach. Quant à la Finlande, elle a déjà contribué à l’usine de moissonneuses-batteuses de Sidi-Bel-Abbès, et les deux pays ont récemment réaffirmé leur volonté d’élargir leur coopération aux énergies renouvelables, à l’industrie et à la formation professionnelle. Pour l’Algérie, ce sommet est ainsi bien plus qu’une vitrine. C’est l’occasion de consolider des partenariats existants, d’en ouvrir de nouveaux et de confirmer sa place parmi les économies africaines les plus attractives.
Anais G.
Sommet Pays nordiques-Afrique : L’Algérie invitée d’honneur à Oslo
