Du 12 au 14 avril 2027, le Centre international des conférences Abdelatif-Rahal accueillera la deuxième édition du sommet Global Africa Tech.
Organisée par le ministère de la Poste et des Télécommunications, en partenariat avec Algérie Télécom, la rencontre rassemblera responsables gouvernementaux, investisseurs internationaux, institutions financières et entreprises technologiques autour d’une idée simple, formulée par les organisateurs eux-mêmes : l’intelligence artificielle ne se décrète pas, elle se construit.
Cette édition place donc les infrastructures au centre du jeu. Énergie fiable, connectivité résiliente, centres de données, capacités de cloud, ce sont, selon les organisateurs, ces fondations qui conditionnent la
souveraineté numérique du continent, la montée en compétences locales et la création d’une richesse durable. Autrement dit, les ambitions africaines en matière d’IA dépendent de ce qui sera bâti et financé dès maintenant. Le communiqué du ministère, rendu public lundi dernier, détaille un programme qui forme une chaîne cohérente : centres de données et capacités de calcul, énergie, connectivité, cloud, données et cybersécurité.
Sans électricité stable, pas de calcul. Sans réseaux solides, pas d’accès. Sans sécurité, pas de confiance
dans les données. Deux axes de long terme viennent compléter l’ensemble, le développement des compétences et la recherche scientifique. Le sommet ne veut pas être un simple lieu de débat. Son ambition est de rapprocher les porteurs de projets africains des investisseurs et des partenaires technologiques, pour que des initiatives concrètes voient le jour, trouvent leur financement et soient réellement menées à terme.
Sur trois jours, le programme suivra une progression logique, de la souveraineté et du leadership à l’investissement, puis à la construction, avec l’idée de réunir à la même table ceux qui décident, ceux qui financent et ceux qui développent. Les prévisions donnent la mesure de l’ambition. Les organisateurs annoncent plus de 10 000 participants venus de 50 pays, dont plus de 40 ministres et hauts responsables, ainsi que plus de 50 dirigeants d’entreprises et acteurs majeurs du secteur.
Des institutions internationales représentant plus de 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion sont également attendues, un signal encourageant pour les porteurs de projets en quête de financement.
Reste à savoir si cette mobilisation se traduira par des réalisations tangibles. Le message, lui, est clair: l’avenir de l’intelligence artificielle en Afrique se jouera moins dans les discours que dans les centrales électriques, les câbles et les centres de données qui sortiront de terre ces prochaines années.
L’Algérie, comme le reste du continent, doit se préparer à une transformation qui bouleverse le monde entier et touche tous les secteurs, de la santé à l’agriculture, de l’industrie à l’administration, sans oublier l’éducation.
Le pays en a pris conscience et a déjà engagé des initiatives, à commencer par la création à Sidi Abdellah d’une école nationale supérieure dédiée à l’intelligence artificielle, où se forment les ingénieurs et les chercheurs de demain. Familiarisés avec les outils actuels, ces étudiants seront appelés à concevoir des solutions adaptées aux réalités algériennes et africaines.
Anais G.
Sommet Global Africa Tech : l’Afrique de l’IA donne rendez-vous à Alger
