Six nouveaux noms viennent d’entrer dans le catalogue officiel des espèces et variétés de semences et plants, après publication au Journal officiel d’un arrêté ministériel signé par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari.
Derrière ces six noms aux consonances berbères, Gouraya, Ithri et Itij pour le blé dur, Thiziri, Habiba et Thafath pour l’orge, se cache un travail scientifique de longue haleine, et une ambition qui dépasse largement les murs du laboratoire.
Ces nouvelles variétés sont le fruit des recherches de la professeure Leila Mekliche, de l’École nationale supérieure agronomique (ENSA). Une reconnaissance officielle que le ministre Baddari a saluée avec des mots forts : «Cette reconnaissance est le fruit d’efforts scientifiques inlassables», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, ajoutant que la chercheuse «a une nouvelle fois démontré que la recherche en sciences agronomiques en Algérie est d’un niveau élevé, à la hauteur de nos ambitions».
Au-delà de l’exploit scientifique,c’est la portée stratégique de cette avancée qui retient l’attention.
Le blé dur et l’orge sont deux piliers de l’alimentation et de l’élevage en Algérie.
Disposer de variétés locales, développées par des chercheurs algériens et adaptées aux conditions du terroir national, c’est réduire une dépendance aux semences importées et consolider, concrètement, ce que Baddari appelle la «souveraineté alimentaire».
C’est aussi, et peut-être surtout, la démonstration que l’université algérienne peut produire des résultats à impact national direct, pas seulement des publications, mais des solutions.
A. G.
Semences nationales: Six nouvelles variétés céréalières signées Algérie
