Le groupe pharmaceutique public Saidal exporte aujourd’hui ses médicaments vers plus de onze pays africains, et il ne compte pas s’arrêter là. Son directeur général, Younès Bouarara, a annoncé l’ambition d’élargir sa présence sur le continent en misant sur le transfert de technologie et sur l’accompagnement des pays partenaires dans le développement de leur propre production. Sur le plan industriel, le groupe avance aussi sur le front des matières premières.
Quatre usines de production de principes actifs pharmaceutiques sont en cours de réalisation, avec un objectif clair, alléger la facture des importations. Parmi elles, une unité de paracétamol à Batna doit entrer en service dans neuf mois. Saidal travaille par ailleurs au renforcement de sa production de médicaments anticancéreux. Côté coopération, la démarche se veut progressive. Dans un premier temps, les pays africains intéressés pourront fabriquer certains médicaments au sein des unités de Saidal, tandis que leurs équipes seront formées sur place, avant que le savoir-faire ne leur soit pleinement transféré.
Pour accompagner cet élan, le directeur général a enfin plaidé pour une simplification des procédures administratives et pour un renforcement de la présence des banques algériennes en Afrique, deux leviers jugés nécessaires pour soutenir les exportations.
N. C.
Saidal exporte ses médicaments vers plus de 11 pays africains
