PRÉGABALINE : L’Algérie plaide pour une classification internationale

C’est un plaidoyer précis qu’a porté l’Algérie à Vienne. Selon un communiqué de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), le pays a appelé à une classification internationale de certaines substances qui échappent encore au contrôle réglementaire mondial, au premier rang desquelles la Prégabaline.

Au nom de l’Algérie, le directeur général de l’ONLCDT, Tarek Kour, a proposé d’inscrire la question du trafic illicite de cette molécule et de son usage non médical parmi les thèmes de débat de la prochaine session HONLEA-Afrique.

 Cette initiative répond à un constat préoccupant : la propagation croissante de la Prégabaline dans plusieurs pays, dont l’Algérie. N’étant soumise à aucun contrôle international, la substance échappe aux mécanismes de surveillance habituellement appliqués aux psychotropes, ce qui accroît le risque de détournement à des fins non thérapeutiques et aggrave ses conséquences sur les individus comme sur la société.

À travers cette proposition, l’Algérie entend avant tout favoriser l’échange de connaissances et d’expertises entre pays africains, tout en intensifiant le partage d’informations sur les itinéraires du trafic illicite et les méthodes de détournement de cette substance.

L’objectif affiché est de mobiliser le soutien du continent autour d’une approche commune, capable de déboucher sur des recommandations et des mesures concrètes aux niveaux national, régional et international.

Par cette démarche, l’Algérie réaffirme son attachement à la lutte contre le trafic illicite de substances psychotropes et sa volonté de renforcer l’action africaine face à ces défis émergents.

En marge de la session, l’ambassadeur Rachid Bladehane, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Vienne, a reçu la délégation algérienne. Cette rencontre a permis d’échanger les points de vue, de renforcer la coordination sur les enjeux liés à la lutte contre les drogues et les substances psychotropes, et d’examiner les moyens de soutenir les efforts algériens en matière de coopération internationale et de coordination conjointe dans ce domaine.

Anais G