Partis politiques: L’APN adopte la nouvelle loi organique

L’Assemblée populaire nationale a procédé ce lundi à l’adoption de la loi organique relative aux partis politiques, un texte majeur qui vient consolider les fondements du pluralisme politique en Algérie.
La séance plénière, présidée par M. Brahim Boughali, président de l’APN, s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, ainsi que de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali.
Ce nouveau texte de loi s’inscrit dans la continuité des principes consacrés par la Constitution, visant à enrichir et à moderniser le cadre juridique régissant la création et le fonctionnement des formations politiques.
L’un des axes majeurs de cette réforme réside dans le renforcement de la transparence de la gestion financière des partis, une avancée significative qui contribuera à assainir la vie politique nationale et à lutter efficacement contre toutes les formes de corruption.
Les nouvelles dispositions élargissent considérablement le champ d’action et de contribution des partis politiques à la gestion des affaires publiques.
Désormais, ces formations seront davantage associées à la mise en œuvre de la politique générale du gouvernement et pourront formuler des propositions et des avis éclairés sur plusieurs questions stratégiques, notamment dans le cadre de l’élaboration des politiques publiques.
Cette ouverture marque une volonté affirmée de faire des partis politiques des acteurs à part entière du développement national, au-delà de leur rôle traditionnel d’encadrement et de représentation.
Le texte introduit également un encadrement plus rigoureux des activités des partis, particulièrement en ce qui concerne leurs sources de financement. La nouvelle loi réaffirme avec force l’interdiction
formelle de tout financement étranger, une mesure essentielle pour préserver la souveraineté nationale et garantir l’indépendance des décisions politiques. Ce renforcement du contrôle financier vise à garantir que seules des ressources nationales, transparentes et conformes à la loi, puissent soutenir l’action des formations politiques. Cette adoption intervient dans un contexte de renouveau démocratique et institutionnel que connaît le pays, confirmant la volonté des pouvoirs publics de doter l’Algérie d’un cadre législatif moderne, apte à accompagner les aspirations de la société et à garantir une vie politique saine, pluraliste et transparente. Les députés ont ainsi réaffirmé, par ce vote, leur attachement aux valeurs républicaines et à la consolidation de l’édifice démocratique national

Farid B.