Locales : Listes bouclées pour les uns, candidats introuvables pour les autres

A un peu plus de deux semaines de la clôture du dépôt des listes auprès de l’Autorité nationale indépendante des élections, fixée au 8 octobre, les partis politiques avancent en ordre dispersé dans la préparation des élections locales du 28 novembre 2026.
Certains ont déjà bouclé leurs candidatures à l’échelle nationale, quand d’autres peinent encore à réunir le nombre de postulants requis, hantés par le scénario des dernières législatives.

Le Front de libération nationale figure parmi les formations les mieux avancées.
Selon Faycal Ghames, cadre du parti, l’ensemble des listes de wilaya ont été finalisées et sont désormais soumises à un examen local, avant que la direction du parti ne tranche sur les listes les plus sensibles, celles des assemblées communales et de wilaya comptant plus de 33 sièges ainsi que les chefs-lieux de wilaya.

Fort des résultats obtenus aux législatives précédentes, le parti estime pouvoir se dispenser de la collecte de signatures, un obstacle qui complique la tâche d’autres formations.
D’autres partis, en revanche, en sont encore à la phase de réception des candidatures.
Leurs responsables évoquent des difficultés à mobiliser des postulants, nombre de candidats potentiels ayant renoncé par crainte de voir leur nom invalidé ou leur liste rejetée lors de l’examen des dossiers, comme cela s’était produit lors des dernières législatives.

Pour combler ce déficit et sécuriser le nombre de signatures nécessaires, plusieurs formations, grandes ou petites, ont élargi les conditions d’accès à leurs listes.
C’est le cas du Mouvement de la société pour la paix. Saâd Laïssaoui, secrétaire national chargé de l’organisation au sein du parti, indique que la réception des dossiers de candidature se poursuit à travers les wilayas, avec pour échéance le 2 octobre.

Le mouvement a délégué aux instances locales la responsabilité de statuer sur les candidatures, afin d’accélérer la finalisation des listes, et a pris la précaution de constituer une liste supplémentaire destinée à pallier d’éventuels rejets lors de l’étude des dossiers.

Une mesure que Laïssaoui présente comme un moyen d’éviter la répétition du scénario des législatives et de garantir des listes complètes, sans zones d’ombre susceptibles de compromettre la participation du parti au scrutin local.

Alors que l’échéance du dépôt approche, les états-majors des partis accélèrent donc l’examen interne de leurs dossiers, tandis que les formations les plus en difficulté continuent leur course contre la montre pour réunir, à temps, le nombre de candidats et de signatures exigé.

F. B.