L’observatoire sahraoui pour la protection des ressources naturelles et de l’environnement alerte sur les conséquences environnementales de l’exploitation des ressources au Sahara occidental, qu’il attribue aux autorités marocaines. Selon sa responsable, Yakuta El Mokhtar, l’exploitation des ressources naturelles, l’expansion des infrastructures, des ports, des villages de pêcheurs et de l’aquaculture s’inscrivent dans un même modèle qui, selon elle, renforce le contrôle du territoire et de ses ressources.
L’observatoire relève une forte baisse des captures en 2026. La pêche côtière et traditionnelle au port de Dakhla a atteint 16 912 tonnes jusqu’à fin juillet, soit 70% de moins qu’à la même période en 2025.
Les captures de poissons pélagiques ont diminué de 80 %, celles de poissons blancs de 41% et celles de mollusques de 68%. Yakuta El Mokhtar estime que cette baisse s’explique par plusieurs facteurs, notamment la pêche intensive, la pollution et le changement climatique.
L’organisation souligne également l’extension des activités économiques autour de Dakhla, avec le développement des ports, des installations de stockage, de congélation, de l’aquaculture, des zones industrielles et de l’agro-industrie. Elle affirme que cette expansion exerce une pression croissante sur les écosystèmes marins et terrestres.
L’observatoire établit par ailleurs un lien entre l’expansion démographique et l’exploitation économique du territoire, qu’il considère comme deux aspects complémentaires. Il estime que la protection durable de l’environnement reste liée à la résolution du conflit du Sahara occidental et à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination et à la souveraineté sur ses ressources naturelles.
M. M.
L’observatoire dénonce l’exploitation des ressources par le Maroc : alerte sur l’environnement au Sahara occidental
