Ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : pourquoi la BAD s’implique dans le projet

Le projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset a été parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la dernière réunion du Conseil des ministres. Lors de cette réunion, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a fixé l’échéance de fin 2028 pour réceptionner l’ensemble du projet, afin de permettre aux Algériens de «voyager effectivement par train du Nord à notre Grand Sud, jusqu’à Tamanrasset».

Concernant les projets de réalisation de la gare de Moulay-Lahcen, Tamanrasset, et de l’ensemble de la ligne Laghouat-Ghardaïa-El Menia-In Salah-Tamanrasset, le président de la République a ordonné le lancement immédiat des projets ferroviaires relatifs aux tronçons Laghouat-El Menia-In Salah-Tamanrasset, en tant que «priorité absolue» dans le secteur des travaux publics, avec une «accélération globale»des opérations de réalisation.

Après approbation du financement, par la Banque africaine de développement (BAD), du projet ferroviaire dans son tronçon El Menia-Tamanrasset, le chef de l’état a chargé le ministre des Travaux publics de transmettre «ses remerciements et ses encouragements aux travailleurs, techniciens et ingénieurs du secteur», qui «accomplissent actuellement un véritable exploit et qui sont sur le point de réaliser le rêve des Algériens, resté hors de portée des générations successives depuis l’indépendance».

Forte implication de la BAD
Dans ce projet ferroviaire stratégique, la Banque Africaine de développement s’implique directement avec des financements conséquents de plus de 1,5 milliard d’euros.
En effet, après l’approbation, le 12 décembre 2025, d’un prêt de 747,32 millions d’euros destiné à financer la première tranche du projet de construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Menia (495 km), la BAD a approuvé, le 13 juillet dernier la deuxième phase.

Il s’agit d’un financement de 878,09 millions de dollars pour mettre en œuvre la deuxième phase du projet de construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Menia.
L’objectif est de renforcer la compétitivité du transport ferroviaire, l’aménagement du territoire et l’intégration régionale sur l’axe de la Transsaharienne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, au sud.
Cette opération porte sur la deuxième tranche du programme ferroviaire de 495 kilomètres reliant les villes de Laghouat, Ghardaïa et El Menia. Elle couvre principalement la construction du tronçon Ghardaïa–El Menia de 230 kilomètres ainsi que des aménagements intégrés et des activités d’appui institutionnel.
À travers ce financement, la Banque africaine de développement explique qu’elle accompagne l’Algérie dans la réalisation d’une infrastructure ferroviaire structurante, porteuse de transformation économique, de connectivité territoriale et d’intégration régionale. Le projet vise, selon la BAD, à améliorer la compétitivité du transport ferroviaire, à renforcer l’aménagement du territoire et à soutenir l’intégration régionale de l’Algérie notamment avec les pays du Sahel.

Cette infrastructure stratégique figure parmi les projets d’investissement prioritaires du pays.
Elle vise également à faciliter les déplacements des voyageurs et le transport des marchandises. Elle permettra également de réduire les coûts logistiques et d’optimiser l’acheminement des productions agricoles et industrielles.

Fateh H.