Le cinéma nationale vise une nouvelle fois Carthage: JCC 2026 ouvre les candidatures

La 37ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) se tiendra du 12 au 19 décembre 2026 à Tunis. À quelques mois du rendez-vous, le comité d’organisation a lancé l’appel à candidatures pour les différentes compétitions officielles.
Les réalisateurs et producteurs souhaitant participer ont jusqu’au 15 septembre 2026 pour inscrire leurs œuvres, exclusivement à travers la plateforme numérique du festival.
Cette nouvelle édition accueille les longs métrages de fiction et documentaires, les courts métrages ainsi que les films réalisés dans les écoles de cinéma, réunis dans la section «Carthage Ciné Promesse».
Depuis leur création en 1966, les JCC occupent une place particulière dans le paysage cinématographique africain et arabe.
Le festival a notamment accompagné plusieurs générations de réalisateurs et s’est imposé comme un espace privilégié de diffusion, de rencontres et d’échanges autour des différentes formes de cinéma de la région. Dans cette histoire, le cinéma algérien occupe une place importante.
Depuis les premières éditions, les réalisateurs algériens ont régulièrement pris part aux compétitions et ont inscrit leurs noms au palmarès du festival. Cette présence, qui s’est poursuivie au fil des décennies, témoigne des liens étroits entre les deux cinématographies. Parmi les premières distinctions algériennes figure celle obtenue par Mohamed Bouamari avec Le Charbonnier lors de la 4ᵉ édition des JCC, en 1972.
D’autres cinéastes ont ensuite marqué le festival avec leurs œuvres, contribuant à renforcer la visibilité du cinéma algérien à Carthage.
Les années 1990 ont notamment été marquées par plusieurs succès importants. En 1996, Merzak Allouache a remporté le Tanit d’Or pour Salut cousin.
Deux ans plus tard, Boualem Guerdjou a à son tour décroché la plus haute distinction du festival avec Vivre au paradis. Ces récompenses ont confirmé la place du cinéma algérien parmi les productions les plus remarquées dans les compétitions de Carthage. Au cours des dernières années, cette présence s’est poursuivie avec l’arrivée de nouveaux réalisateurs et de nouvelles écritures. En 2022, La Vie d’après d’Anis Djaâd a reçu le Prix Tahar Cheriaâ de la première œuvre.
L’édition 2024 a également accordé une place importante aux productions algériennes, avec notamment Frantz Fanon d’Abdenour Zahzah et L’Effacement de Karim Moussaoui.
Ce dernier film a permis à son acteur principal, Sammy Lechea, de décrocher le prix de la meilleure interprétation masculine. Au-delà des récompenses, les JCC restent pour les cinéastes algériens un lieu de rencontre avec les professionnels et les publics du continent africain et du monde arabe.
La manifestation, fondée autour d’une volonté de mettre en avant les cinématographies du Sud, continue de favoriser la circulation des œuvres et l’émergence de nouveaux talents.
Avec l’ouverture des inscriptions pour l’édition 2026, une nouvelle génération de réalisateurs algériens peut désormais tenter sa chance à Carthage. Après six décennies de participation et de distinctions, les JCC constituent toujours un rendez-vous important pour le cinéma algérien, qui pourrait une nouvelle fois inscrire de nouveaux noms à son histoire au sein du festival.