C’est un investissement qui part de l’intérieur. Lancée ce dimanche à Alger en présence de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, une session de formation pédagogique inédite cible non pas les stagiaires, mais ceux qui les encadrent : les formateurs eux-mêmes.
Une logique simple, mais dont les effets peuvent se révéler décisifs, car la qualité d’un système de formation se mesure d’abord à la hauteur de ceux qui le font vivre au quotidien.
Organisée avec le concours de la CNEP, cette session réunit 120 formateurs répartis en huit groupes sur trois sites distincts. L’objectif affiché est double : renforcer leurs compétences pédagogiques et leurs capacités de communication, tout en les dotant d’outils modernes pour améliorer leurs méthodes d’encadrement, de suivi et d’évaluation en milieu professionnel. En filigrane, une ambition plus large : faire de la formation par apprentissage un levier crédible de réponse aux exigences du marché du travail.
Dans son allocution d’ouverture, Nacima Arhab a insisté sur la position charnière qu’occupent les
formateurs dans la chaîne de transmission des savoirs.
Au-delà des compétences techniques, ce sont eux qui inculquent aux apprentis les valeurs de discipline, de responsabilité et d’esprit d’initiative, autant dequalités que le monde professionnel réclame et que les diplômes seuls ne suffisent pas à garantir.
Elle a également souligné leur rôle de courroie de transmission entre les établissements de formation et le terrain, garants de la cohérence entre les objectifs fixés et les résultats obtenus.Le programme de la session s’articule autour de dix axes pédagogiques intégrés, couvrant la communication dans le processus de formation, l’évolution du cadre législatif et réglemen taire de l’apprentissage, la pédagogie des programmes, ainsi que les techniques d’orientation, de suivi et d’évaluation des apprentis. La dynamique ne s’arrête pas à la capitale. En parallèle, une session régionale a été ouverte à Sétif, réunissant les représentants de 21 wilayas de l’Est et du Sud-Est du pays, avec pour objectif de renforcer les capacités des responsables des instituts de formation professionnelle.
Une décentralisation qui dit quelque chose sur l’ampleur du chantier engagé, et sur la volonté de ne laisser aucune région à l’écart de cette dynamique de renouveau.
Farid B.
Former les formateurs:L’Algérie mise sur l’humain pour transformer sa formation professionnelle
