football – Fin de l’ère Petkovic: La FAF prépare déjà l’après en attendant le nouveau sélectionneur

C’est désormais officiel : la relation entre la Fédération algérienne de football (FAF) et le sélectionneur suisse Vladimir Petkovic a pris fin, les deux parties s’étant entendues sur un «divorce à l’amiable».
Un dénouement qui met un terme à plusieurs semaines d’incertitude autour de l’avenir du technicien à la tête des Verts.
Petkovic a lui-même informé son staff de sa décision de rompre son contrat avec la FAF, une décision aux répercussions immédiates pour ses adjoints.
L’entraîneur adjoint David Morondi, le préparateur physique Paolo Rongoni ainsi que l’entraîneur des gardiens Nani Guido verront eux aussi leurs fonctions prendre fin, en vertu d’une clause de leurs contrats stipulant que la Fédération conserve le droit de mettre un terme à leur mission en cas de départ du sélectionneur principal, tout en préservant leurs droits.
Au terme de négociations menées entre la FAF et les avocats du technicien suisse, un accord de résiliation a été trouvé pour un contrat qui devait initialement courir jusqu’à fin juillet 2028. Petkovic percevra une indemnité équivalant à trois mois de salaire, un montant identique à celui accordé à chacun de ses trois adjoints, dont les contrats avaient pourtant été prolongés de deux ans avant le Mondial.
Fait notable : ce n’est pas la FAF qui a poussé Petkovic vers la sortie. C’est le technicien suisse lui-même, dont les congés avaient pris fin le 31 juillet dernier, qui s’est montré peu enclin à reprendre le travail début août dans les conditions fixées par son contrat, lequel l’obligeait à résider en Algérie au moins trois semaines par mois.
La Fédération s’apprêtait même à lui faire parvenir un billet d’avion pour rallier le centre de Sidi Moussa, conformément aux clauses contractuelles, avant que Petkovic et ses avocats ne choisissent finalement la voie de la négociation à l’amiable — une option à laquelle le président de la FAF, Walid Sadi, ne s’est pas opposé.
La formalisation de cette rupture devait intervenir dans la foulée, permettant de clore ce dossier au moindre coût, contrairement à certains scénarios qui circulaient et qui évoquaient une facture pouvant atteindre 24 salaires mensuels à verser à Petkovic et à ses adjoints.
La réalité aura finalement déjoué ces pronostics, la FAF étant parvenue à gérer la crise avec constance jusqu’à ce que le technicien suisse opte lui-même pour cette issue négociée.
Dans la foulée de cette rupture, la Fédération a d’ores et déjà convoqué la commission technique pour une réunion prévue jeudi prochain, sous la présidence du directeur technique national Ali Mosser.
Cette rencontre devrait permettre d’amorcer la réflexion sur l’identité du futur sélectionneur, plusieurs profils étant à l’étude. Selon plusieurs indices, la FAF pencherait pour l’école espagnole, forte des succès enregistrés tant par la sélection ibérique que par de nombreux clubs européens dirigés par des techniciens espagnols.
Cette réunion s’inscrit dans une démarche plus large de consultation technique élargie, réunissant compétences nationales et expertises du football, afin d’étudier les dossiers disponibles et de proposer les options les plus adaptées à la succession de Petkovic, tout en définissant les critères techniques et tactiques que devra réunir le prochain entraîneur.
L’instance fédérale entend ainsi construire une vision partagée, à l’abri des erreurs du passé, et choisir un staff complet capable de composer avec les spécificités du football africain et la pression du public.
À noter, par ailleurs, qu’Antar Yahia, ancien international algérien, a officiellement signé son contrat avec la FAF le 1er août, rejoignant le staff technique des Verts aux côtés de l’entraîneur des gardiens Nasreddine Berramla, en attendant la nomination du nouveau sélectionneur.
Le futur entraîneur devrait, selon toute vraisemblance, proposer lui-même plusieurs adjoints pour compléter ce nouveau staff.
Autant de mouvements qui placent la Fédération et l’équipe nationale face à des enjeux de taille, avec l’obligation de s’accorder rapidement sur un projet sportif prometteur, capable de restaurer le prestige de la sélection nationale et de lui permettre de rivaliser pleinement lors des prochaines échéances continentales et internationales.
Hadjer B.