Il faut le dire avec la clarté que méritent les faits. Les services de sécurité algériens ont fait la démonstration, ces derniers jours, d’un niveau de disponibilité opérationnelle et d’une efficacité qui forcent le respect.
Confrontés à un plan criminel visant à déstabiliser le pays par le feu, ils ont réussi, en un temps remarquablement court, à faire toute la lumière sur des incendies qui ont ravagé plusieurs régions de l’Est et du Centre, et à en arrêter les auteurs.
Pendant que les hommes de la Protection civile luttaient sans relâche contre les flammes et portaient secours aux populations, un travail d’enquête minutieux se déroulait en parallèle, avec la même rigueur et la même détermination.
Loin de se limiter aux procédures classiques, les investigateurs ont mobilisé des techniques modernes d’analyse, exploitation des caméras de surveillance, examen approfondi des enregistrements vidéo, activation de dispositifs de renseignement et d’intervention rapide à la suite des signalements de citoyens vigilants.
Cette combinaison de méthode et de réactivité a porté ses fruits : plusieurs individus ont été interpellés, certains d’entre eux manipulés par des organisations cherchant ouvertement à déstabiliser l’Algérie.
Parmi les preuves recueillies, une vidéo accablante montre l’un des suspects en train d’allumer un foyer d’incendie puis de s’en prendre, à coups de pierres, aux éléments de la Protection civile venus l’éteindre, tout en revendiquant son appartenance à l’organisation terroriste «MAK».
Ce sont des résultats concrets, obtenus dans un délai qui témoigne d’une véritable maîtrise du terrain et d’une coordination sans faille entre les institutions de l’État.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait d’ailleurs personnellement suivi le dossier, se rendant dès le 29 août à l’Hôpital des grands brûlés Dr Saïd-Chibane de Zéralda pour s’enquérir de l’état des blessés, avant de présider, le 30 août, une réunion consacrée à la prise en charge des conséquences des incendies.
C’est au cours de cette réunion qu’il a ordonné la modification du Code pénal afin de réinstaurer la peine de mort à l’encontre des pyromanes, avertissant sans détour : «Celui qui pense que la loi ne sera pas appliquée doit savoir que la société et la justice lui demanderont des comptes.»
Face à ceux qui, sur les réseaux sociaux, ont cherché à instiller le doute sur les compétences de nos forces de sécurité, les faits opposent une réponse sans appel.
L’identification rapide des auteurs, la solidité des preuves rassemblées et la fermeté des poursuites engagées pour sabotage et incendie volontaire de domaines forestiers de l’État témoignent au contraire d’un appareil sécuritaire et judiciaire pleinement opérationnel, capable de répondre avec précision à une menace complexe et coordonnée.
Le peuple algérien, dans sa grande majorité, ne s’y est pas trompé, il a salué ces résultats aussi bien sur les réseaux sociaux que sur le terrain, où de nombreux citoyens ont prêté main-forte à la Protection civile et aux éléments de l’Armée nationale populaire pour éteindre les feux, dans un vaste élan de solidarité envers les sinistrés.
Cette mobilisation collective, saluée par le président de la République lors du Conseil des ministres, a offert, selon ses propres mots, «la plus belle image de l’Algérie solidaire et victorieuse».
La revue El Djeïch a fait écho à ce constat dans l’éditorial de son numéro de septembre, rappelant que la cohésion du peuple algérien se renforce précisément dans l’épreuve, et que cette solidité des liens entre citoyens et institutions constitue le socle sur lequel repose la capacité de l’État à défendre sa stabilité et sa souveraineté.
Sur le terrain, cette efficacité institutionnelle se traduit désormais par un retour progressif à la normale dans les zones sinistrées, les réseaux vitaux, électricité, gaz, eau, téléphonie et internet, ont été remis en service, les routes rouvertes, et les travaux de réhabilitation des structures publiques, notamment scolaires, se poursuivent activement.
L’indemnisation des sinistrés, elle, doit être achevée avant le 15 septembre, conformément aux instructions présidentielles, preuve, s’il en fallait encore, qu’au-delà de l’enquête, c’est bien l’ensemble de l’appareil d’État qui a répondu présent.
Lotfi L.-E
Feux de forêt : Quand la compétence des enquêteurs dément la rumeur
