Dès la rentrée 2026-2027 : L’Algérie lance son premier master en finance islamique

L’Algérie s’apprête à franchir une étape inédite dans la formation aux métiers de la finance, la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB) a annoncé, ce mardi, le lancement du tout premier master professionnel spécialisé dans les marchés financiers islamiques, dont la première promotion sera accueillie dès la rentrée universitaire 2026-2027.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la COSOB et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec pour objectif de former des compétences pointues et d’accompagner la structuration de la finance islamique sur le marché financier algérien.
Ce nouveau cursus a été officialisé par l’arrêté n° 45 du 3 septembre 2026, émanant du ministère de l’Enseignement supérieur, qui habilite les établissements universitaires à
délivrer les diplômes de licence, master, ingénieur d’État et architecte au titre de l’année universitaire 2026-2027.
La mise en œuvre et le suivi du programme reviendront à la COSOB, en partenariat avec l’Université
Alger 3 et l’Institut de formation bancaire, une alliance pensée pour conjuguer encadrement académique, expertise professionnelle et approche pratique du secteur. Avec 60 places pédagogiques ouvertes, cette formation vise en priorité les professionnels déjà en activité dans les secteurs financier, bancaire et des assurances, ainsi que les cadres d’entreprises cotées en bourse.
L’inscription exige, outre une licence, une expérience professionnelle dans un domaine en lien avec la spécialité.
Étalé sur deux années, le cursus associe enseignements académiques et modules pratiques, sous la supervision d’universitaires, d’experts et de spécialistes de la finance et des marchés islamiques, de quoi permettre aux futurs diplômés d’allier solide bagage théorique et compétences opérationnelles directement mobilisables.
Ce master a été intégré au domaine des sciences économiques, de gestion et commerciales, au sein de la filière sciences financières et comptables, sous l’intitulé «Marchés financiers islamiques».
Une première en Algérie, qui s’inscrit dans une volonté plus large de développer des formations
spécialisées et de constituer des compétences nationales en finance islamique, en parallèle des efforts engagés pour mobiliser de nouvelles ressources destinées au financement de l’économie nationale et diversifier les sources de financement disponibles. Ce nouveau diplôme devrait notamment favoriser l’exploration de mécanismes de financement alternatifs aux circuits traditionnels, à l’image de l’émission de sukuks islamiques, enrichissant ainsi la palette des instruments financiers accessibles sur le marché algérien.
Anais G.