La ville espagnole de Ceuta est en état d’alerte maximale après la détection d’un cas de variole du singe chez un mineur marocain de 13 ans, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle propagation de cette maladie du Maroc vers les villes espagnoles et d’autres pays européens.
L’afflux de personnes en provenance du Maroc a mis à rude épreuve la ville espagnole de Ceuta, non seulement sur le plan sécuritaire, mais également sur le plan sanitaire.
Selon le journal OK Diario, confirmé par l’agence Europa Press, un adolescent marocain atteint de la variole du singe a été identifié dans l’un des centres d’accueil de la ville.
Les conséquences de l’arrivée massive de dizaines de milliers de Marocains à Ceuta continuent de se faire sentir.
La ville espagnole a été confrontée à l’une des plus importantes vagues d’entrées de son histoire récente.
Les centres d’accueil ont été saturés et les autorités espagnoles se sont retrouvées face à une situation humanitaire et sécuritaire sans précédent. Il s’agit du premier cas de ce type enregistré dans cette ville autonome espagnole.
L’Institut de santé Carlos III a confirmé l’infection du jeune Marocain après des analyses en laboratoire et la mise en œuvre des procédures de diagnostic.
Le mineur marocain est actuellement placé en isolement dans le centre d’accueil, où il reçoit des soins.
Les services sanitaires espagnols suivent son état de santé et ont pris les mesures nécessaires afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas, selon les mêmes sources.
L’affaire a également ravivé les débats sur l’arrivée de mineurs marocains non accompagnés et sur les relations entre l’Espagne et le Maroc. Certains médias ont évoqué l’hypothèse controversée d’une utilisation de la maladie comme moyen de pression, sans preuve établie.
M. M.
Ceuta : Le dossier sanitaire s’invite dans les tensions maroco-espagnoles
