Après Constantine, Médéa: Saidal accélère sa marche vers le milliard de dollars

Le groupe Saidal ne s’arrête pas en si bon chemin. Après avoir posé les jalons de son expansion industrielle à Constantine, c’est désormais à Médéa que se joue une nouvelle étape décisive de sa feuille de route stratégique.
Le directeur général du groupe, Younes Bouarara, s’est rendu lundi 24 août sur le chantier de la future usine de Harbil, dans la wilaya de Médéa, pour constater de visu le coup d’accélérateur donné à ce complexe spécialisé dans la fabrication de matières premières destinées aux antibiotiques.L’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple investissement industriel.
Chaque année, l’Algérie consacre environ 75,4 milliards de dinars à l’importation d’antibiotiques depuis les marchés étrangers — une facture que le pays entend désormais faire fondre en intégrant localement la production des principes actifs et des composants intrants. C’est tout le sens de ce complexe de Harbil, conçu comme un maillon supplémentaire dans la stratégie nationale d’autosuffisance pharmaceutique, après le signal donné par le site constantinois. Cette démarche de terrain, menée sous les directives directes du ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Ouacim Kouidri, vise un objectif simple mais exigeant, s’assurer qu’aucun retard ne vienne compromettre l’exécution de ce chantier jugé stratégique. Pour la direction générale de Saidal, le respect scrupuleux des délais n’est pas une option, mais la condition même de la crédibilité de cette montée en puissance industrielle.Car au-delà de sa portée sanitaire, le projet porte une ambition financière assumée : faire franchir à Saidal la barre symbolique du milliard de dollars de chiffre d’affaires. Une trajectoire pensée en deux temps, avec d’abord la consolidation de l’approvisionnement des pharmacies et des structures hospitalières algériennes, puis l’ouverture progressive vers les marchés régionaux et internationaux. En reliant ainsi Constantine et Médéa dans une même dynamique industrielle, Saidal esquisse les contours d’un maillage national appelé à s’étendre. Une fois opérationnelle, l’usine de Harbil marquera un tournant, l’Algérie ne sera plus seulement importatrice de principes actifs, mais productrice autonome, capable de sécuriser elle-même ses besoins en médicaments essentiels.
Anais.G.