Le ministère de la Défense nationale enregistre cette année un engouement sans précédent pour ses filières de recrutement. En à peine deux semaines depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, la plateforme dédiée a vu affluer un nombre considérable de candidatures émanant de nouveaux bacheliers comme de jeunes diplômés universitaires, tous désireux de rejoindre les rangs de l’Armée nationale populaire. Plus de cinquante spécialités sont ouvertes au recrutement, et un même candidat peut postuler simultanément dans plusieurs corps dès lors que son diplôme correspond aux critères requis, multipliant ainsi ses chances d’intégration.
Parmi les filières qui affichent des chiffres d’inscription inédits figurent la santé militaire, les forces navales et aériennes, la défense du territoire aérien, le commandement de la Gendarmerie nationale ainsi que la Garde républicaine, aux côtés de l’École nationale préparatoire aux études d’ingénieur.
L’Académie militaire interarmes de Cherchell et l’école des Chibani de la Nation, réservée aux admis au brevet d’enseignement moyen, connaissent elles aussi une fréquentation élevée.
D’autres spécialités techniques séduisent particulièrement les bacheliers, comme la filière « matériel » ou l’École centrale des transmissions et des systèmes d’information, où la majorité des inscrits affichent des mentions «très bien» ou «bien» au baccalauréat. Les seuils d’admission restent exigeants : une moyenne minimale de 12 sur 20 pour les forces navales et aériennes, la défense du territoire, la Gendarmerie et la Garde républicaine, et 13 sur 20 pour la médecine militaire, selon la Direction centrale des services de santé militaire.
Le recrutement obéit au principe de la préférence aux meilleures moyennes, en fonction du nombre de postes disponibles. Pour les élèves-officiers actifs titulaires du baccalauréat 2026, le commandement supérieur de l’armée exige une mention proche de «bien», une moyenne d’au moins 12 sur 20, ainsi qu’une réussite au concours d’admission incluant une épreuve psychotechnique et une épreuve sportive, l’âge du candidat devant être compris entre 18 et 21 ans.
Pour un engagement sur la base d’un diplôme universitaire, la limite d’âge est fixée à 19 ans, avec des conditions supplémentaires liées à la durée d’obtention du diplôme, au célibat et à l’aptitude physique.
A. G.
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