À l’entame de sa présidence du CPS-UA: Paix et sécurité en Afrique : Alger trace les priorités

D’entrée, l’Algérie qui dirige aux destinées de la paix et de la sécurité en Afrique, trace les priorités : évaluation, actions de terrain et renforcement de la coordination entre les organismes de l’Union africaine.
C’est du moins ce qu’a détaillé, l’ambassadeur d’Algérie auprès de la République démocratique fédérale d’éthiopie et son Représentant permanent auprès de l’UA, président en exercice du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’organisation, Mohamed Khaled.
à travers un programme d’action, reposant sur une approche pragmatique fondée sur l’efficacité, l’Algérie entend contribuer, par des initiatives concrètes, au renforcement de la capacité du Conseil à relever les défis sécuritaires multiples et grandissants auxquels est confronté le continent africain, a-t-il souligné dans une déclaration à l’APS.
Le programme de la présidence algérienne s’articule autour de trois principaux axes. D’abord, il est question de procéder à une «évaluation globale» de la situation de la paix et de la sécurité en Afrique pour faire face aux défis et proposer des solutions pratiques et applicables.
Secondo, il s’agira de «s’attaquer aux crises et conflits en cours, non seulement à travers leur examen au sein du CPS, mais aussi à travers un engagement sur le terrain».
à titre d’exemple, une mission du Conseil sera organisée au Soudan pour s’enquérir des développements de la situation humanitaire et sécuritaire et soutenir les efforts visant à parvenir à des solutions permettant de rétablir la paix et la stabilité dans ce pays, a précisé Mohamed Khaled.
Quant au troisième axe, il consiste à «renforcer la coordination entre le CPS et les différents organes de l’UA», explique-t-il, afin de mieux harmoniser les efforts et d’accroître l’efficacité de l’action africaine commune dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la gouvernance et des droits de l’Homme.
Cette présidence tournante du CPS durant ce mois d’août, est une «grande responsabilité», a estimé l’ambassadeur, réaffirmant l’engagement de l’Algérie en faveur de la paix et de la sécurité sur le continent, conformément aux principes de sa politique étrangère, sous la conduite éclairée du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Il s’agit de la deuxième présidence tournante assurée par l’Algérie depuis son élection, en 2025, au Conseil de paix et de sécurité pour un sixième mandat depuis la création de cette instance en 2003, faut-ille rappeler. Une élection qui «traduit la confiance dont jouit notre pays au sein de l’UA et reflète son engagement constant en faveur de la paix et de la stabilité sur le continent, partant de son attachement au principe des solutions africaines aux problèmes africains», a-t-il soutenu.
Pour ce mois d’août, un programme d’action équilibré, ambitieux et intégré, est élaboré, a expliqué, par ailleurs l’ambassadeur, affichant «la conviction» d’Alger que la sécurité, la stabilité et le développement de l’Afrique «relèvent d’une responsabilité collective qui appelle la conjugaison des efforts de tous ses enfants dans un esprit de solidarité, d’unité et d’intégration».
Ce programme englobe 12 activités, dont 9 réunions au niveau des Représentants permanents et une mission de terrain au Soudan, outre l’examen de dossiers centraux, à l’instar de l’éducation dans les zones de conflit, les développements de la situation au Soudan du Sud et au Sahel, l’initiative «Faire taire les armes», la lutte contre le terrorisme, la consolidation du système d’alerte précoce et le renforcement de la coopération avec les différents organes de l’UA.
L’on parle du Parlement panafricain, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, la Plateforme de l’architecture africaine de gouvernance et de l’architecture africaine de paix et de sécurité (AGA-APSA), présidée par l’Algérie, le Centre de l’Union africaine pour la lutte contre le terrorisme (CUACT) et le Mécanisme de coopération policière de l’Union africaine (AFRIPOL).
Plus que ça encore, à terme, Alger s’emploiera à renforcer la coordination entre le CPS et les pays africains membres du Conseil de sécurité des Nations unies (A3), à travers l’organisation du briefing trimestriel de ce groupe, en vue d’accélérer la mise en œuvre des conclusions du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique (Processus d’Oran), de manière à unifier les positions et à défendre les intérêts africains communs sur la scène internationale, a souligné le diplomate qui s’est dit convaincu de la capacité des pays du continent à «relever les défis actuels, quelle qu’en soit l’ampleur, à travers la solidarité, l’action collective et le renforcement des partenariats africains, au service des aspirations des peuples du continent à la sécurité, à la stabilité, au développement et à la prospérité dans l’Afrique quenous appelons de nos vœux».
Farid B.