Les États-Unis d’Amérique ont mené, hier mardi, une nouvelle frappe militaire contre l’Iran, visant l’île de Qeshm, située dans le sud du pays, au large du détroit d’Ormuz. Selon des médias américains, cette frappe aurait été menée en réponse à des tirs visant un avion américain. De son côté, l’agence de presse iranienne a fait état de cinq explosions entendues sur l’île de Qeshm. Cette opération intervient au 139e jour depuis la signature d’un protocole d’accord à Islamabad et 248 jours après le déclenchement de la guerre, alors que les efforts des médiateurs se poursuivent pour ramener les parties américaine et iranienne à la table des négociations et empêcher une reprise du conflit.
Dans ce contexte, Reuters a rapporté hier mardi les déclarations d’un haut responsable iranien affirmant que «l’Iran et les États-Unis sont toujours loin de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre».
Il a ajouté que Téhéran n’accepterait pas les «exigences excessives» formulées par Washington.
De son côté, le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que le peuple iranien «ne cédera pas aux menaces de l’ennemi ni à ses opérations militaires».
Il a également déclaré que «la riposte militaire et stratégique à toute erreur de calcul de l’ennemi sera imprévisible, au point de mettre définitivement fin à ses mauvais calculs, sans aucune considération des contraintes géographiques, ainsi que de l’ensemble de ses ressources matérielles et immatérielles».
S’exprimant lors d’une séance publique du Parlement, hier mardi, Ghalibaf a indiqué que Téhéran avait «apporté une réponse ferme et rationnelle à la partie américaine» et que «la balle est désormais dans le camp des États-Unis pour empêcher la guerre». Il a enfin souligné que l’Iran se trouvait simultanément à son plus haut niveau de préparation défensive, tant sur le terrain que sur le plan militaire, ajoutant : «Si Washington commet une nouvelle erreur stratégique, qu’il sache que cette fois-ci, il sera confronté à un nouveau théâtre d’opérations militaires».
Malik M.
Iran–États-Unis : la nouvelle frappe américaine ravive les tensions dans le détroit d’Ormuz
