Union africaine-ONU : un partenariat renforcé face aux crises sécuritaires en Afrique

Les membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS) et ceux du Conseil de sécurité des Nations unies ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur partenariat stratégique et à intensifier leur coordination sur les questions de paix et de sécurité en Afrique. Cet engagement a été exprimé dans le communiqué final de la 20e réunion consultative annuelle conjointe des deux instances, tenue au siège des Nations unies à New York et publié sur le site de l’Union africaine. La rencontre a permis aux deux parties d’examiner plusieurs dossiers politiques et sécuritaires majeurs sur le continent, notamment la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les activités de la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie (AUSSOM), ainsi que les crises au Soudan du Sud et au Soudan.

Concernant l’est de la RDC, les deux conseils ont exprimé leur préoccupation face à la persistance de l’insécurité, à la dégradation de la situation humanitaire et aux informations faisant état de violations du droit international. Ils ont appelé à la cessation immédiate des hostilités, à la protection des civils et des travailleurs humanitaires ainsi qu’à un accès sûr et sans entrave à l’aide humanitaire. Ils ont également réaffirmé leur soutien à la mission onusienne MONUSCO et salué les efforts de médiation de l’Union africaine, ainsi que les avancées enregistrées dans les processus de paix de Washington et de Doha.
Les parties concernées ont été appelées à respecter leurs engagements afin de parvenir à un règlement politique global et durable.

S’agissant de la Somalie, les deux instances ont salué les progrès réalisés dans le domaine de la sécurité grâce aux efforts des forces somaliennes et de la mission AUSSOM dans la lutte contre le groupe terroriste Al-Shabaab. Elles ont toutefois souligné les menaces croissantes liées aux organisations terroristes en Afrique, notamment leur recours aux nouvelles technologies pour mener des attaques coordonnées et financer leurs activités.

Au Soudan du Sud, les membres des deux conseils ont exprimé leur inquiétude face à la reprise des affrontements, aux violations du cessez-le-feu et aux déplacements de populations. Ils ont appelé à l’arrêt des hostilités, à la retenue et au respect de la mission des Nations unies dans le pays.
Concernant le Soudan, les deux instances ont condamné les atrocités commises après la prise d’El-Fasher, en octobre 2025, par les Forces de soutien rapide, notamment les actes de torture, les meurtres, les violences sexuelles et les persécutions ethniques.

Elles ont réclamé des enquêtes indépendantes et la traduction en justice des responsables. Les deux instances ont, également alerté sur la détérioration de la situation humanitaire, l’insécurité alimentaire et le risque de famine dans certaines parties du Darfour et du Kordofan. Les deux conseils ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale du Soudan.

Malik M.