Royaume-Uni – Union européenne : le débat sur la libre circulation relancé

Le débat sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne revient au premier plan.
Andy Burnham, premier ministre anglais, a appelé à une discussion ouverte sur un éventuel retour à la libre circulation des travailleurs européens, l’une des questions les plus controversées du référendum sur le Brexit de 2016. Dans un entretien accordé au Sunday Times, Burnham a reconnu que l’arrivée massive de travailleurs européens avant le Brexit avait soulevé d’importantes difficultés.

Il estime toutefois que cette forme de migration présentait aussi certaines particularités, notamment le fait que de nombreux travailleurs pouvaient retourner dans leur pays d’origine. Selon lui, l’évolution des flux migratoires depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne justifie aujourd’hui un nouvel examen de la question. Les données officielles citées dans le débat indiquent que la migration nette à long terme a reculé en 2025, se rapprochant des niveaux observés avant l’entrée en vigueur du nouveau système migratoire britannique, instauré au début de 2021.

Cette prise de position s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir des relations entre Londres et Bruxelles. Burnham a déjà évoqué la possibilité d’examiner différentes formes de rapprochement avec l’Union européenne, y compris une éventuelle réintégration à plus long terme.
Il avait néanmoins soutenu jusqu’ici la position du gouvernement britannique contre le rétablissement de la libre circulation. Pour le dirigeant britannique, la question doit être abordée dans un cadre plus global, intégrant notamment l’immigration, le partage des données et les relations économiques. Il considère qu’il ne serait pas pertinent d’isoler la libre circulation des autres aspects de la coopération entre les deux parties.

Alors que Londres cherche de nouveaux leviers pour stimuler la croissance économique, les relations avec l’Union européenne pourraient ainsi faire l’objet de discussions renouvelées. Un rapprochement avec le marché unique ou l’union douanière pourrait être envisagé sans nécessairement impliquer un retour immédiat dans l’Union. En revanche, une réadhésion au bloc européen nécessiterait, selon les propos rapportés par le Sunday Times, un nouveau référendum.

Malik M.