Le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) a accueilli avec satisfaction, ce samedi, la décision du président de la République de créer une commission permanente chargée de suivre et de traiter les demandes d’importation. Dans un communiqué signé de son président, Kamel Moula, l’organisation se réjouit surtout d’y avoir décroché un siège de membre permanent. Elle y voit un moyen de renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics et les opérateurs, d’améliorer les conditions d’exercice des entreprises et de soutenir la dynamique de la production nationale.
Le Premier ministre a, de son côté, installé cette commission et précisé ses missions. Le Conseil assure qu’il continuera d’accompagner les entreprises «intègres» et de porter leurs préoccupations, et que sa porte restera ouverte à toutes. Sa conviction tient en une phrase, la force de l’économie du pays repose sur la complémentarité de ses composantes, et soutenir l’entreprise revient à investir dans la production nationale, la création de richesse et l’emploi.
Il remercie les entreprises qui lui ont accordé leur confiance, une confiance qu’il présente comme une responsabilité collective au service de l’entreprise algérienne, avant de conclure par un mot d’ordre, avancer ensemble pour convertir les difficultés en force et les défis en opportunités, au profit d’une économie plus solide, plus compétitive et plus durable. Ce message fait écho à la rencontre présidée mercredi dernier par Abdelmadjid Tebboune avec les opérateurs économiques, au Centre international des conférences.
Le chef de l’État y a décrit ce rendez-vous comme une occasion d’échange entre les entreprises et les membres du gouvernement, pour bâtir une économie moderne, capable de résister aux secousses de l’économie mondiale. Il a affirmé que sa présence traduisait une volonté politique ferme de stimuler l’économie et l’investissement, et d’encourager les opérateurs dans toutes les wilayas. Selon lui, les indicateurs du PIB hors hydrocarbures reflètent les efforts de diversification du pays.
Kamel Moula a abondé dans le même sens, évoquant une dynamique de diversification saluée par les institutions internationales. Il table sur une croissance réelle comprise entre 3,8 et 4%, et attribue ces résultats à l’effort conjoint de l’État et à la réactivité des entreprises.
L. L.-E.
