Le président américain Donald Trump a signé un décret suspendant plusieurs droits de douane et restrictions énergétiques visant la Russie, au nom des intérêts nationaux des États-Unis.
Cette décision intervient quelques jours avant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures prévues par la loi américaine sur les sanctions contre la Russie et l’Iran. Le décret suspend notamment les droits de douane pouvant atteindre 100% sur les importations en provenance des principaux acheteurs d’hydrocarbures russes, ainsi que certaines restrictions visant la flotte pétrolière russe et les secteurs de l’énergie et de la défense.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un accord visant à accroître les livraisons de gazole russe sur les marchés mondiaux. Selon les déclarations de Donald Trump rapportées par la presse locale, les approvisionnements pourraient atteindre plusieurs centaines de milliers de tonnes, puis augmenter progressivement. Washington espère ainsi contribuer à la baisse des prix mondiaux de l’énergie, notamment à l’approche des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre.
L’UE réaffirme son soutien à Kiev
À l’inverse, les dirigeants de l’Union européenne ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le soutien financier et militaire à l’Ukraine, tout en maintenant la pression sur Moscou. Réunis en sommet avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ils ont exclu tout abandon des sanctions contre la Russie.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a souligné la nécessité de renforcer l’aide à Kiev afin d’amener Moscou à la table des négociations.
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé la préparation d’un 22e paquet de sanctions contre la Russie. Les discussions ont également porté sur les besoins militaires et financiers de l’Ukraine pour 2026 et 2027, ainsi que sur la sécurisation de ses approvisionnements énergétiques avant l’hiver. Kiev réclame notamment davantage de systèmes de défense aérienne et de financements.
Parallèlement, les responsables européens ont réaffirmé leur volonté de faire progresser l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Deux nouveaux volets de négociation ont été ouverts, avec l’objectif d’avancer sur les derniers d’ici à la fin de l’année, sous réserve de la poursuite des réformes nécessaires.
Ces positions mettent en évidence des approches différentes entre Washington et Bruxelles : tandis que Donald Trump privilégie la coopération énergétique avec Moscou pour contenir les prix, l’Union européenne entend maintenir la pression économique et renforcer son soutien à Kiev.
Malik M.
