C’est une semaine qui, de par les activités menées sur tous les fronts, prouve encore une fois, que l’Algérie n’a pas seulement repris sa place naturelle en Afrique, mais est devenue l’acteur qui façonne l’avenir du continent.
Si la visite du Premier ministre, Sifi Ghrieb, au Mali, renforçant un peu plus la dynamique des relations entre Alger et Bamako, en perspective d’un déplacement de Assimi Goïta en Algérie, a dominé l’actualité nationale et régionale, il y avait en parallèle, des événements qui, pour les observateurs ne manquent pas d’importance, surtout lorsqu’on prends la région dans sa globalité.
Les faits. Au moment où Ghrieb était reçu par Goïta, l’ambassadeur d’Algérie à Niamey, lui, était au Palais présidentiel au Niger, pour échanger avec Tiani. En effet, «le Président de la République du Niger, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a accordé dans l’apres-midi de lundi dernier à son cabinet, une audience à l’ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire au Niger, Saadi Ahmed», a indiqué la présidence nigérienne.
Une coïncidence ?
Possible. Mais, il va sans dire que la réorganisation de la région du Sahel passe par une coordination étroite entre l’Algérie, le Mali, le Niger et le Burkina-faso, voire la Mauritanie, le Tchad et la Tunisie. D’où le contact permanent qu’Alger, comme étant locomotive, doit entretenir avec l’ensemble des capitales.
D’ailleurs, un peu plus loin, à Nouakchott, dans l’après-midi de lundi, dernier Cheikh Mohamed Maamoun Al Kacimi, ministre d’État et doyen de la grande mosquée d’Algérie qui était en déplacement en Mauritanie, était reçu avec une importante délégation des invités de la 39e édition du Congrès International sur la vie du Prophète (PSL), par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Et c’est le Cheikh Algérien qui, au sortir de l’audience, a pris la parole pour parler au nom de la délégation. Un symbole, mais une place marquée sur le plan de la diplomatie religieuse.
Côté économie, parallèlement à ce ballet diplomatique, des experts algériens se trouvent toujours en mission à N’Djamena au Tchad, pour renforcer la coopération dans le secteur des hydrocarbures.
Composée d’experts de l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH), de l’Institut Algérien du Pétrole (IAP) et du Centre des Techniques de l’Information et de la Communication (CETIC), la délégation travaille aux côtés des équipes de l’Autorité de Régulation du Secteur Pétrolier Aval du Tchad (ARSAT).
Comme la diplomatie ne se joue pas seulement au-delà des frontières, et au moment où tous ces responsables étaient mobilisés dans différents pays, Alger a abrité les travaux de la 10e édition du «Mois d’amnistie en Afrique 2026».
Des recommandations sur l’importance du contrôle de la prolifération des armes légères et de petit calibre, ont été adoptées, outre l’attachement constant réaffirmé de l’Algérie au renforcement du rôle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), afin qu’il demeure un bouclier pour la sécurité et la stabilité du continent.
En somme, on n’est plus dans l’offensive diplomatique comme on a souvent tendance à l’écrire en grande Manchette en Une des journaux, mais bel et bien dans les faits. Et ces derniers prouvent que l’Algérie façonne l’Afrique dans divers domaines, avec comme devise l’Afrique par les Africains.
Farid B.
Diplomatie politique, religieuse, économique et sécurité : L’Algérie façonne l’Afrique
