Détroit d’Ormuz: Le trafic maritime au plus bas, sur fond de tensions régionales

L’Iran s’apprête à renforcer son contrôle sur le détroit d’Ormuz, l’un des principaux passages maritimes pour le transport mondial de pétrole et de marchandises. Téhéran prévoit de créer une zone interdite autour du détroit et de sanctionner les navires qui traverseraient cette zone en violation des règles iraniennes.
Le responsable iranien Mohsen Rezaï a également annoncé la préparation de nouvelles cartes maritimes définissant les itinéraires internationaux. Un nouveau corridor situé dans les eaux iraniennes et omanaises pourrait être placé sous la gestion de l’Iran. Les navires qui ne respecteraient pas les règles pourraient notamment rencontrer des difficultés pour obtenir une assurance maritime.
Téhéran affirme que ces mesures sont liées au conflit avec les États-Unis et refuse de garantir la réouverture complète du détroit tant que Washington poursuivra, selon les autorités iraniennes, ses attaques, menaces et mesures de pression économique contre le pays.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, accuse les États-Unis d’être responsables de l’insécurité dans le détroit et des perturbations de la navigation commerciale. Il affirme que les attaques américaines et israéliennes ont notamment perturbé la circulation des pétroliers et contribué à la hausse des prix de l’énergie.
Parallèlement, des efforts diplomatiques sont engagés. Oman et le Pakistan ont envoyé des délégtions à Téhéran et l’Iran poursuit ses discussions avec plusieurs pays afin de réduire les tensions.
Les négociations avec Oman seraient avancées et pourraient déboucher sur un corridor maritime temporairement sécurisé à travers le détroit.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a fortement diminué, avec une moyenne de 10 navires par jour ces dix derniers jours, son niveau le plus bas depuis mai. Cette baisse menace le commerce mondial et pourrait provoquer une hausse des prix de l’énergie et des coûts du transport maritime.
M. M.