Une large coalition de personnalités tunisiennes, figures politiques, parlementaires, journalistes, universitaires, syndicalistes, écrivains et acteurs de la société civile, a signé une déclaration commune saluant la position du président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui considère la sécurité de la Tunisie comme partie intégrante de la sécurité nationale algérienne.
Les signataires y voient la traduction concrète de liens historiques et stratégiques solides entre les deux pays. Le texte souligne que la relation algéro-tunisienne dépasse largement le simple bon voisinage : elle repose sur une histoire partagée, des liens fraternels et une destinée commune, renforcés par des intérêts convergents qui rendent la coordination bilatérale d’autant plus nécessaire face aux défis régionaux actuels. Pour les signataires, les mutations sécuritaires et géopolitiques rapides que connaît la région appellent à davantage de concertation entre Alger et Tunis, deux partenaires unis par une frontière commune et des intérêts imbriqués, dont la stabilité conditionne, selon eux, celle de l’ensemble de l’espace maghrébin.
Ils pointent des menaces partagées terrorisme, criminalité organisée, réseaux de contrebande, tentatives de déstabilisation et ingérences extérieures qui justifient un renforcement de la coopération sécuritaire et des échanges d’expertise entre les institutions des deux pays.
La déclaration insiste sur le fait que cette coopération ne remet nullement en cause la souveraineté nationale tunisienne ; elle en constituerait au contraire un pilier, un État fort étant celui qui, tout en préservant sa décision souveraine, construit des partenariats équilibrés avec son voisinage.
Les signataires réaffirment à ce titre leur attachement à la souveraineté tunisienne et à l’indépendance de sa décision nationale.
Le texte défend également l’unité maghrébine comme un choix stratégique dicté par la géographie, l’histoire et les intérêts communs, estimant que la sécurité régionale ne peut se construire que par davantage de confiance et de coordination entre les États de la région, à l’écart de toute tentative de fragmentation ou d’isolement. Ses auteurs appellent enfin à préserver la relation algéro-tunisienne des calculs politiques conjoncturels, la présentant comme un capital commun aux deux peuples, et mettent en garde contre toute tentative d’isoler la Tunisie de son environnement régional et arabe ou d’affaiblir ses partenariats stratégiques. La déclaration se conclut par un appel à l’ensemble des forces politiques et des organisations de la société civile tunisienne à rejoindre cette initiative.
M. M.
