Crise au Moyen-Orient: Les frappes se poursuivent

L’Iran a haussé le ton face aux États-Unis, avertissant qu’il basculerait dans une phase de représailles «offensive et destructrice» si Washington persistait dans ses attaques.
Mohsen Rezaei, haut conseiller militaire du guide suprême iranien, a déclaré que la stratégie consistant à mener de front négociations diplomatiques et opérations militaires appartenait désormais au passé, signe que Téhéran considère la voie du dialogue comme compromise.
Selon lui, si les frappes américaines devaient se poursuivre deux ou trois jours de plus, les forces armées iraniennes ne se contenteraient plus de répliquer : elles engageraient des attaques d’une tout autre ampleur contre les bases et les forces américaines, où qu’elles se trouvent dans la région.
Mohsen Rezaei a tenu à souligner que l’Iran avait, jusqu’ici, fait preuve de retenue afin d’éviter une escalade régionale, voire internationale — une retenue qu’il impute désormais aux Américains d’avoir mise à mal en élargissant le conflit.
Le conseiller militaire a également évoqué la possibilité pour Téhéran de mobiliser des capacités supplémentaires, notamment des forces terrestres, ce qui marquerait une nouvelle intensification des hostilités. Tout en rappelant que les représailles iraniennes avaient d’ores et déjà été substantielles, il a prévenu que les prochaines opérations seraient plus puissantes encore, avec des vagues renforcées de missiles et de drones.
Il a par ailleurs adressé une mise en garde explicite à Washington contre toute intervention terrestre sur le sol iranien. Ces déclarations interviennent alors que les forces américaines ont lancé une nouvelle vague de frappes contre l’Iran, marquant la septième nuit consécutive d’opérations militaires.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) affirme que ces attaques visent à affaiblir les capacités militaires iraniennes. Avions de combat, drones et navires de guerre ont ainsi mené des frappes de précision contre plusieurs cibles stratégiques : systèmes de défense aérienne, infrastructures logistiques, sites de surveillance côtière et installations navales. Parmi les objectifs visés figurait la tour de surveillance du port Shahid Kalantari, à Chabahar, une installation que le CENTCOM présente comme ayant été utilisée par le Corps des gardiens de la révolution islamique pour surveiller le trafic commercial transitant par le détroit d’Ormuz. Entre les mises en garde de Téhéran et la poursuite des frappes américaines, les tensions entre les deux pays ne cessent de s’aggraver, faisant planer sur l’ensemble de la région le spectre d’un embrasement plus large.
Malik M.