Iran–États-Unis: La médiation reprend malgré les tensions

Les médiateurs entre l’Iran et les États-Unis ont tenté, hier samedi, de remettre la diplomatie sur les rails après un nouvel accès de violence, sur le terrain comme dans les mots, malgré le protocole d’accord signé en juin entre les deux pays.
En effet, les frappes échangées cette semaine ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d’un texte visant à mettre fin de façon durable à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque américane contre l’Iran.
À ce propos, «jusqu’à présent, l’Iran a tenu parole», a assuré hier samedi sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ajoutant qu’«il ne peut y avoir de respect que lorsqu’il est mutuel». Cependant, les discussions directes tenues en Suisse, puis indirectes au Qatar après le 17 juin, n’ont enregistré aucune avancée.
Afin de relancer les pourparlers, une délégation du Qatar, pays médiateur, est arrivée vendredi der nier en Iran, selon un média local.
De plus, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays joue également un rôle de médiateur, a indiqué sur X avoir exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à préserver une paix «durement gagnée».
Par ailleurs, si le calme est revenu sur le terrain, Donald Trump a de nouveau affirmé que le cessez-le-feu était «terminé», tout en acceptant de poursuivre les discussions avec Téhéran.
À cet égard, les attaques mutuelles menées la semaine dernière entre Washington et Téhéran ont fortement ravivé les tensions et perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Lors du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Ankara, le président américain Donald Trump a menacé d’abandonner l’accord provisoire ayant instauré un cessez-le-feu de 60 jours et permis la poursuite des négociations en vue d’un accord de paix plus large avec l’Iran.
Malik M.