Ports, agriculture, formation:Le Gouvernement trace trois chantiers stratégiques

Le Premier ministre Sifi Ghrieb a présidé, hier mercredi, une réunion du Gouvernement au menu chargé, entre réforme institutionnelle du secteur portuaire, modernisation de l’agriculture et formation de la jeunesse, selon un communiqué des services du Premier ministère.
Le dossier portuaire a ouvert les débats, avec l’entame de l’examen du cadre juridique devant présider à la création d’une Autorité portuaire nationale.
Cette nouvelle structure serait chargée d’assurer les missions de service public liées au développement, à l’entretien, à la gestion, à la préservation et à la protection du domaine portuaire public, conformément aux instructions données par le président de la République.
L’agriculture n’a pas été en reste, puisque l’exécutif s’est également penché sur un projet de décret portant création d’un Conseil national de la mécanisationagricole, dont les missions, l’organisation et le fonctionnement ont été précisés à cette occasion.
Ce nouveau cadre de gouvernance aura pour vocation de définir une véritable stratégie nationale en la matière, d’en coordonner la mise en œuvre et d’en assurer le suivi.
L’ambition affichée est double : moderniser les exploitations agricoles pour améliorer la productivité, tout en consolidant la souveraineté alimentaire du pays, un objectif désormais central dans les orientations présidentielles.
Le Gouvernement s’est enfin arrêté sur le programme «Sanâa», présenté comme un dispositif concret
destiné à qualifier les jeunes et à leur ouvrir les portes du marché du travail.
Conçu pour faire découvrir les métiers et les savoir-faire artisanaux, ce programme mise sur la mise en place d’espaces de formation, d’encadrement et d’accompagnement permettant aux jeunes de s’initier à différents métiers et d’en acquérir les compétences essentielles.
Pour toucher le plus grand nombre, les horaires de formation seront élargis, avec des séances proposées en soirée comme durant les week-ends.
Une manière, pour les pouvoirs publics, de répondre aux besoins croissants de l’économie nationale en main-d’œuvre qualifiée, tout en encourageant l’esprit d’initiative d’une jeunesse appelée à devenir un moteur de création de richesse et d’emplois.
A. G.