La deuxième soirée du Festival national de la musique andalouse «Sanâa», organisée au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, a rassemblé un public nombreux venu célébrer la richesse de la musique andalouse dans une ambiance à la fois conviviale et empreinte de sérénité.
Trois associations ont animé la scène lors de cette soirée. L’ouverture a été assurée par l’association «El Widadia» de Blida, qui a proposé une interprétation soignée d’une nouba Ghrib Zidan, mêlant harmonieusement instruments traditionnels et voix maîtrisées. Son président, Youcef Benguergira, a été honoré à cette occasion.
Un premier moment d’émotion a suivi avec un hommage rendu au cheikh Moulay Benkrizi de Mostaganem, figure emblématique de la musique andalouse, dont l’héritage artistique continue d’inspirer les nouvelles générations.
La scène a ensuite accueilli l’association «El Moutribia» de Biskra, présente pour la première fois au festival. Malgré la jeunesse de ses membres, la formation a su séduire le public avec une nouba en mode Mezmoum, interprétée avec rigueur et sensibilité.
La soirée s’est poursuivie par un second hommage, cette fois dédié au maître Mohamed Toubal de Blida, reconnu pour son rôle dans la transmission de cet art musical et son engagement en faveur de sa préservation. En clôture, l’association «El Fakhardjia» a offert une prestation remarquable à travers une nouba en mode El-Dil, saluée par de vifs applaudissements, confirmant ainsi la vitalité et la pérennité de la Sanâa. Au-delà des performances, la présence de nombreuses familles a illustré l’importance de la transmission intergénérationnelle. Parents et enfants ont partagé un moment culturel fort, témoignant de l’attachement profond du public à ce patrimoine musical ancestral.
A. S.
Festival de la musique andalouse «Sanâa»: Une deuxième soirée entre héritage, émotion et transmission
