Les gangs de quartier continuent de peser sur la vie des Algériens, malgré les efforts déployés par l’État et les services de sécurité.
Ce mardi, au Palais du Gouvernement, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé une réunion de la Commission nationale de prévention et de lutte contre les gangs de quartier, consacrée à l’examen du plan d’action chargé de traduire sur le terrain la stratégie nationale arrêtée en la matière.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, cette rencontre a permis de passer en revue les mécanismes de mise en œuvre de cette stratégie, tout en cherchant à renforcer la coordination entre les différents secteurs et institutions concernés. L’objectif affiché est clair, garantir l’efficacité des mesures préventives et dissuasives destinées à protéger la société face à ce phénomène.
Ce suivi s’inscrit dans la continuité d’un processus engagé en avril dernier, lorsque le ministre avait supervisé l’installation officielle des membres de cette commission, pour un mandat courant de 2026 à 2029, en présence de représentants de plusieurs secteurs sécuritaires et ministériels.
La commission a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale globale, fondée sur un diagnostic précis des différentes formes que prend ce phénomène.
Le travail de cette instance ne se limite pas à une logique répressive. Il vise en priorité les espaces jugés les plus sensibles, le milieu scolaire, les quartiers résidentiels, les maisons de jeunes, les mosquées, mais aussi l’espace numérique, devenu un terrain à part entière dans la propagation de ce phénomène chez les jeunes. La stratégie mise ainsi sur le renforcement des mécanismes de prévention, de sensibilisation et d’alerte précoce. Le phénomène des gangs de quartier figure en effet parmi les défis les plus pressants auxquels fait face la société algérienne, en raison de ses répercussions sur la sécurité publique et la stabilité du quotidien dans les zones résidentielles.
Les autorités le reconnaissent elles-mêmes, son éradication ne pourra venir du seul volet sécuritaire.
Elle suppose une approche globale, mêlant dimensions sociale, éducative et économique, pour s’attaquer aux racines mêmes du problème plutôt qu’à ses seules manifestations.
Lotfi C.
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