La 12e édition du festival «Sanaa» ouvre ses portes du 4 au 9 juillet: Alger en fête pour la musique andalouse

La capitale se prépare à vibrer au rythme des nûbas et des mélodies héritées d’Al-Andalus. Alger accueillera du 4 au 9 juillet 2026 la douzième édition du Festival culturel national de musique andalouse «Sanaa», placée cette année sous un thème d’une belle portée spirituelle et collective : «En cette fête, Dieu nous unit».
Rendez-vous incontournable des amateurs de musique savante algérienne, ce festival s’impose depuis plus d’une décennie comme l’un des espaces les plus précieux de transmission et de célébration du patrimoine musical andalou.
Son ambition ne se limite pas au spectacle : il s’agit de préserver un art vivant, d’en sauvegarder les traditions authentiques et de le transmettre aux générations futures dans toute sa rigueur et sa beauté.
Pour cette douzième édition, le programme s’annonce dense et équilibré, mêlant soirées artistiques et travaux intellectuels.
Des associations et ensembles spécialisés venus de différentes wilayas du pays se produiront sur scène, offrant au public un panorama de la richesse et de la diversité des écoles régionales de musique andalouse qui font la singularité de ce patrimoine en Algérie.
En parallèle des performances scéniques, des séminaires académiques réuniront chercheurs, musicologues et praticiens autour des enjeux de préservation et de valorisation de cet art millénaire.
Avant même le lever de rideau, le Palais de la culture Moufdi-Zakaria aura ouvert le bal dès le 29 juin avec une conférence de presse destinée à présenter le programme général du festival et à dévoiler ses temps forts. Une mise en bouche pour les passionnés qui, chaque année, attendent avec impatience ce moment de communion autour d’un répertoire qui porte en lui des siècles d’histoire partagée entre deux rives de la Méditerranée.
Le Festival «Sanaa» est bien plus qu’une programmation culturelle : c’est une affirmation de l’identité algérienne dans ce qu’elle a de plus raffiné, un acte de mémoire collective qui rappelle que la musique andalouse n’est pas un vestige du passé, mais un patrimoine vivant, pratiqué, aimé et transmis de génération en génération sur toute l’étendue du territoire national.
A. S.