L’Algérie franchit une étape décisive dans la construction de son avenir. Deux nouvelles institutions
d’envergure, directement rattachées à la Présidence de la République, sont en cours de création : un Haut Conseil des scientifiques et des chercheurs algériens, et une Agence nationale d’archéologie. Deux structures qui, ensemble, incarnent une vision claire, celle d’un pays qui mise résolument sur la connaissance et la mémoire comme leviers de son rayonnement.
Le Haut Conseil des scientifiques et des chercheurs n’est pas une institution ordinaire. Placé au plus haut niveau de l’appareil d’État, il sera composé de sommités algériennes reconnues à l’échelle mondiale, issues aussi bien du tissu national que de la diaspora — cette communauté établie à l’étranger qui, depuis plusieurs années, s’implique avec une ardeur croissante dans l’essor socio-économique du pays.
Sa vocation est ambitieuse : contribuer directement au développement national en faisant de la recherche scientifique et de l’innovation de véritables moteurs de croissance.
Cette initiative traduit l’engagement personnel et répété du président Tebboune, en faveur de la promotion du savoir, un engagement qui trouve ici son expression institutionnelle la plus aboutie.
Un signal adressé à toute une génération de scientifiques et d’experts qui n’attendaient qu’une invitation à contribuer à l’Algérie nouvelle. L’autre grande annonce concerne la création de l’Agence nationale d’archéologie, elle aussi rattachée directement à la Présidence de la République.
Ce choix institutionnel n’est pas anodin : il signifie que la protection et la valorisation du patrimoine national ne sont plus une question secondaire confiée à un ministère parmi d’autres, mais bien une priorité d’État, assumée au plus haut niveau. Il faut dire que l’Algérie dispose d’un héritage archéologique d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles. *Des centaines de sites répartis sur l’ensemble du territoire national témoignent d’une profondeur civilisationnelle rare, qui traverse les âges et les cultures, berbère, romaine, islamique, ottomane et bien d’autres encore. Ce patrimoine, trop longtemps insuffisamment protégé et valorisé, mérite enfin les moyens et l’attention qu’il appelle.
La nouvelle Agence aura pour mission de préserver, d’étudier et de mettre en valeur ces richesses, dans une démarche à la fois scientifique et patriotique. Elle vient combler un vide institutionnel réel, et positionne l’Algérie dans une dynamique de pays qui assume pleinement son histoire et entend la transmettre aux générations futures. Deux institutions, une seule ambition : bâtir une Algérie ancrée dans sa mémoire et tournée vers l’avenir.
Anais G.
Science et patrimoine: Deux piliers élevés au rang de priorité nationale

