Budgets locaux: L’Intérieur appelle à accélérer les procédures et apurer les dettes

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a relevé un retard notable dans l’élaboration des budgets supplémentaires de plusieurs wilayas et communes, parfois prolongé jusqu’au dernier trimestre de l’exercice financier.
Cette situation a également impacté la régularisation des dettes accumulées envers divers opérateurs, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des télécommunications et de la gestion des déchets.
Face à ces dysfonctionnements, les autorités ont instruit les walis de veiller au respect strict des délais légaux, en particulier l’adoption des budgets supplémentaires avant le 15 juin de chaque année, conformément à la législation en vigueur. L’objectif est d’éviter l’accumulation de nouvelles dettes et d’assurer la prise en charge prioritaire des dépenses obligatoires.
Le ministère souligne que ces retards ont freiné le lancement de plusieurs projets de développement,
notamment ceux financés sur ses ressources propres. Il appelle ainsi à la mise en œuvre de mesures correctives pour améliorer la gestion financière locale. Par ailleurs, des orientations ont été données concernant l’utilisation du produit de la taxe d’habitation, dont une partie devra être réaffectée au financement d’opérations d’équipement et d’investissement selon les priorités définies. Les collectivités locales ont également bénéficié de dotations de l’État destinées à couvrir diverses charges, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la gestion administrative et des dispositifs sociaux. Enfin, dans la perspective de la mise en œuvre d’une nouvelle nomenclature budgétaire à partir de 2027, les communes sont appelées à assainir leurs programmes en cours, en clôturant ceux achevés et en réorientant les crédits non consommés afin d’optimiser leur utilisation au service du développement local.
Anais G.