Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé l’entité sioniste à rétablir sans délai l’accès humanitaire à la bande de Ghaza après la fermeture de plusieurs points de passage essentiels à l’acheminement de l’aide, a indiqué lundi dernier un porte-parole des Nations unies.
Selon l’ONU, la fermeture de points de passage stratégiques, notamment celui de Rafah, risque d’aggraver davantage une situation humanitaire déjà catastrophique dans l’enclave palestinienne.
António Guterres s’est déclaré «profondément préoccupé» par cette décision, qui compromet l’entrée des denrées alimentaires, des médicaments, du carburant et d’autres fournitures indispensables à la population civile. Dans une déclaration rapportée par son porte-parole adjoint, Farhan Haq, le chef de l’ONU a appelé à la reprise immédiate des opérations humanitaires à grande échelle vers et à travers Ghaza. Il a également exhorté toutes les parties à faciliter l’acheminement rapide, sûr et sans entrave de l’aide humanitaire, conformément à leurs obligations découlant du droit international et du droit international humanitaire.
«L’aide humanitaire est indispensable à la survie et au bien-être des civils de Ghaza», a souligné M. Guterres, insistant sur le fait que les besoins de la population demeurent immenses et que l’accès humanitaire doit rester prévisible, durable et exempt de toute restriction.
Le secrétaire général a également réaffirmé la nécessité de protéger les civils et les infrastructures civiles, rappelant que le respect du droit international humanitaire constitue une obligation pour toutes les parties impliquées dans le conflit.
La crise humanitaire continue de s’aggraver dans l’ensemble de la bande de Ghaza, où vivent près de 2,2 millions de personnes. Selon les estimations du Programme alimentaire mondial (PAM), l’intégralité de la population est confrontée à une insécurité alimentaire de niveau «crise» ou supérieur.
Le PAM a indiqué qu’au moins un ménage sur quatre, représentant plus d’un demi-million de personnes, fait face à une situation d’insécurité alimentaire aiguë qualifiée de «catastrophique».
L’agence onusienne souligne que de tels niveaux de privation et de détresse alimentaire n’ont pratiquement aucun précédent dans l’histoire récente du territoire.
Les organisations humanitaires présentes sur le terrain alertent également sur la détérioration rapide des conditions de vie, marquées par des pénuries de nourriture, d’eau potable, de médicaments et de carburant. Elles estiment que la poursuite des restrictions sur l’entrée de l’aide pourrait entraîner une aggravation de la famine et des risques sanitaires pour des centaines de milliers de civils. Dans ce contexte, l’ONU réitère son appel en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire durable permettant la protection des populations civiles et l’acheminement continu de l’aide.
Pour les Nations unies, seule une amélioration significative de l’accès humanitaire permettra de répondre aux besoins urgents des habitants de Ghaza et d’éviter une catastrophe humanitaire encore plus grave.
Malik M.
Agression sioniste: Guterres réclame la réouverture des points de passage vers Ghaza

