Eau potable: L’Algérie franchit le cap des 98% de raccordement

Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a annoncé une avancée majeure pour le secteur de l’eau en Algérie. Le taux de raccordement des foyers aux réseaux de distribution d’eau potable atteint désormais 98% à l’échelle nationale.
Cette performance, saluée dimanche dernier à l’occasion de la Journée de l’Afrique célébrée au siège du ministère des Affaires étrangères, est le fruit d’efforts soutenus et d’investissements conséquents déployés ces dernières années. Derrière ce chiffre se cache un réseau national impressionnant de plus de 195 000 kilomètres, fruit de nombreux projets menés à bien.
Le ministre a souligné que cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation du service public de l’eau, avec un objectif clair : améliorer les conditions de vie des citoyens et répondre aux standards internationaux, notamment ceux fixés par les Nations unies et l’Union africaine dans le cadre de l’Agenda 2063. L’Algérie a d’ailleurs fait de l’accès à l’eau un droit constitutionnel, consacré par l’article 63 de la Loi fondamentale. Sur cette base, des investissements stratégiques ont été mobilisés, permettant des progrès remarquables tant en matière de mobilisation que de distribution de la ressource.
Face aux défis posés par le changement climatique, le pays a choisi de se tourner résolument vers les eaux non conventionnelles. De grandes stations de dessalement d’eau de mer ont ainsi été construites le long du littoral, avec des capacités d’acheminement vers les villes intérieures situées jusqu’à 250 kilomètres des côtes. Le secteur de l’assainissement n’est pas en reste. Conscient du lien direct entre ce service, la santé publique et la protection de l’environnement, l’État a consenti des efforts considérables.
Résultat : le taux de raccordement aux réseaux d’assainissement atteint 93% au niveau national, pour un linéaire de plus de 97 000 kilomètres. Dans une logique de gestion durable et de préservation des ressources conventionnelles, l’Algérie a également fait le choix de réutiliser les eaux usées traitées, notamment pour l’irrigation agricole et les besoins industriels. Le pays dispose aujourd’hui de 234 stations d’épuration, avec une capacité totale de traitement estimée à 1,1 milliard de mètres cubes par an. Une stratégie qui témoigne d’une vision à long terme pour garantir la sécurité hydrique du pays.
Anais G.