Création imminente du Conseil de déontologie de la presse: Bouamama acte l’urgence éthique

Le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, a annoncé ce lundi l’ultime finalisation du texte législatif portant création du Conseil de déontologie de la presse, mettant ainsi fin à des années de suspension du projet.
Ce texte, qui sera soumis «prochainement» au gouvernement, s’inscrit dans une course contre la montre pour doter le secteur de l’ensemble de ses textes réglementaires avant la fin de l’année.
Lors d’une formation dédiée aux journalistes sur la protection des données, le ministre a placé la déontologie au cœur de sa feuille de route.
«Le journaliste, de par sa position, se doit d’être un modèle en matière de respect des règles déontologiques», a-t-il affirmé, annonçant un focus particulier sur cette question dans les prochains mois.
Bouamama a rappelé l’architecture fondamentale du secteur, où la déontologie constitue le deuxième pilier stratégique — après la professionnalisation — d’un système reposant sur cinq valeurs cardinales : compétence, déontologie, responsabilité, liberté et patriotisme.
Cet ensemble doit servir de «référentiel pour bâtir et faire évoluer» le système médiatique national.
La formation organisée sur la loi 18-07 relative à la protection des données personnelles marque le coup d’envoi d’un partenariat renforcé avec l’Autorité nationale concernée. Son président, Samir Bourhil, a annoncé sa volonté d’étendre cette collaboration through des ateliers et formations continues, visant à doter les journalistes des outils pour concilier droit à l’information et respect de la vie privée.
Cette accélération législative traduit une volonté politique de restructurer en profondeur le paysage médiatique algérien. Le Conseil de déontologie, longtemps attendu, pourrait ainsi devenir la pierre angulaire d’un système médiatique plus structuré, à un moment où les défis éthiques se multiplient face à la révolution numérique et aux réseaux sociaux .
Malik M.